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Par la rédaction de Mbéti Média

En Centrafrique, le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution de 2016 (BRDC) a exprimé son inquiétude face à la convocation du corps électoral par l’Autorité Nationale des Élections (ANE) avant la publication de la liste définitive des électeurs. Lors d’une conférence de presse tenue le 16 septembre à Bangui, le BRDC a souligné la nécessité de respecter les procédures électorales et a appelé les partenaires de la République centrafricaine à rappeler à l’ANE l’importance de se conformer aux textes réglementaires.

Le BRDC considère que le chronogramme publié par l’ANE revêt un caractère anticonstitutionnel en raison de son incompatibilité avec le code électoral et la nouvelle constitution. Dans ce contexte, le porte-parole du BRDC, le député Martin Ziguélé, a réaffirmé la nécessité d’organiser un dialogue politique préalable aux élections. Il a souligné que, conformément aux prescriptions légales, les listes électorales rurales n’ont été affichées dans aucune commune à ce jour. Cette situation a conduit le BRDC à organiser cette conférence de presse pour alerter l’opinion publique et les autorités compétentes.

Ziguélé a également fait appel à la Minusca, qui a reçu un mandat des Nations Unies pour accompagner ce processus électoral. Il a insisté sur la nécessité pour la Minusca d’exercer ses responsabilités de manière courageuse, car, selon lui, il s’agit d’une obligation historique visant à garantir le respect des procédures techniques. Il a ajouté que le BRDC ne demande pas à la Minusca de prendre position sur le plan politique, mais de veiller à ce que le chronogramme électoral et les opérations électorales soient conformes aux normes techniques imposées par sa mission et par le mandat du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Martin Ziguélé a rappelé aux centrafricains les événements de 2020, lorsque l’opposition démocratique avait anticipé les problèmes et plaidé pour un dialogue politique avant les élections. Il a évoqué la mission de Sylvestre Ntibantunganya, qui avait été envoyée pour promouvoir ce dialogue, mais qui avait essuyé un refus. Les conséquences de cette situation sont désormais bien connues. Le BRDC, en tant qu’acteur clé de la vie politique centrafricaine, continue de défendre l’importance d’un processus électoral transparent et respectueux des normes établies, a-t-il conclu.

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