Par : Mirielle Gotoas
Le commandant de brigade de Bambouti, Séverin Ketemalet, retenu en otage depuis le 28 décembre 2025 par la milice Azandé Ani Kpi Gbè (AAKG), a réussi à recouvrer sa liberté le 3 août 2026. L’information, relayée par le Réseau des journalistes pour les droits de l’Homme (RJDH), a été confirmée par le préfet du Haut-Mbomou, qui a annoncé son prochain transfert vers Bangui.
Après près de huit mois de captivité, le commandant de brigade de Bambouti, Séverin Ketemalet, est parvenu à s’échapper des mains de ses ravisseurs. Selon des informations publiées par le Réseau des journalistes pour les droits de l’Homme (RJDH) sur sa page Facebook officielle, l’officier de gendarmerie a retrouvé la liberté le 3 août 2026 après avoir été détenu depuis le 28 décembre 2025 par la milice d’autodéfense Azandé Ani Kpi Gbè (AAKG), active dans le sud-est de la République centrafricaine.
D’après des sources proches du dossier citées par le RJDH, le gendarme était utilisé par ses ravisseurs comme instructeur chargé de former les nouvelles recrues du groupe armé. C’est au cours d’une séance d’entraînement destinée à ces nouveaux éléments qu’il aurait profité d’une opportunité pour prendre la fuite et échapper à la surveillance de ses geôliers.
Selon le RJDH, cette information a été confirmée par le préfet du Haut-Mbomou, Léonard Mbélé, qui a annoncé le transfert imminent de l’ancien otage d’Obo vers Bangui. Selon plusieurs sources, Séverin Ketemalet présenterait toutefois d’importants troubles psychologiques consécutifs à sa longue période de détention.
De son côté, la milice AAKG a livré une version différente des faits. Dans une publication diffusée sur sa page Facebook, le groupe affirme avoir volontairement libéré le commandant de brigade. La publication sur la page Facebook de la milice soutient également qu’un de leurs éléments, chargé d’accompagner l’ancien otage jusqu’au centre-ville de Zémio, aurait été arrêté. Ils réclament sa libération et menacent que les autres personnes toujours détenues pourraient en subir les conséquences. À ce stade, aucune source indépendante n’a permis de vérifier ces affirmations.
Séverin Ketemalet figure parmi les quatre otages enlevés le 28 décembre 2025 par les combattants de l’AAKG. Cette milice est régulièrement accusée d’attaques contre les Forces de défense et de sécurité centrafricaines dans la préfecture du Haut-Mbomou. Le groupe conditionne notamment toute négociation avec les autorités centrafricaines au départ des alliés russes présents dans le pays.
La libération de l’officier met fin à une captivité de sept mois et vingt-cinq jours, tout en ravivant les inquiétudes concernant le sort des autres personnes encore retenues par le groupe armé.

Merci pour ce travail formidable que vous faites Bravo à vous.
Grand merci Cher Arlette