Par la rédaction de MBETI MEDIA
La diffusion du défilé du 1er décembre par la télévision centrafricaine (TCF) a provoqué une vague d’indignation parmi les téléspectateurs, mettant en lumière l’incapacité de ce service public à offrir une qualité de transmission acceptable en cette date symbolique du 1er décembre.
À l’occasion du 67e anniversaire de la République centrafricaine, la déception était palpable. Ce jour-là, les téléspectateurs espéraient assister à un événement marquant, célébrant l’identité nationale et la fierté collective. Cependant, la réalité était tout autre. Les images étaient floues, le son défaillant, et les interruptions fréquentes ont gâché l’expérience. Pour un pays qui avait été le premier de la zone CEMAC à disposer d’une télévision nationale, cette situation est d’autant plus préoccupante.
Les techniciens de la TCF, bien que désireux de fournir un service de qualité, se sont heurtés à des problèmes matériels graves. Il est évident que des investissements conséquents sont nécessaires pour moderniser l’équipement et garantir une diffusion fluide et claire. Le manque de ressources et de soutien institutionnel a conduit à cette dégradation inacceptable des services offerts par la TCF.
Les autorités doivent prendre conscience de l’importance cruciale des médias publics dans la construction d’une démocratie saine et informée. La télévision nationale n’est pas seulement un outil de divertissement, mais un vecteur d’information et de cohésion sociale. Il est impératif que des mesures soient prises pour renforcer les capacités de la TCF, tant sur le plan technique qu’humain, afin de répondre aux attentes légitimes de la population.
Il est grand temps que les décideurs politiques s’engagent à améliorer la situation. La colère exprimée par les téléspectateurs n’est pas simplement le reflet d’une insatisfaction passagère, mais un appel à l’action pour restaurer la dignité et la crédibilité de la télévision nationale. La TCF doit être en mesure de jouer son rôle de manière efficace, en offrant des contenus de qualité qui reflètent la richesse et la diversité de la culture centrafricaine. La solution à cette crise médiatique doit être trouvée rapidement, car la confiance du public, une fois perdue, est difficile à regagner.
