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À seulement 45 kilomètres de Bangui, la situation du village de Djabarouna s’apparente à un véritable cri de désespoir. Avec une population de 4 000 habitants, ce village se trouve dans une situation alarmante en matière d’éducation. En effet, il ne dispose d’aucune école publique, laissant ainsi ses enfants privés du droit fondamental à l’instruction.

L’unique établissement scolaire que l’on peut apercevoir est un complexe privé, qui ne compte que trois salles de classe, insuffisantes pour accueillir les besoins éducatifs d’une communauté aussi nombreuse. Ce manque d’infrastructures oblige de nombreux enfants à parcourir plus de deux kilomètres à pied chaque jour, dans l’espoir d’accéder à une salle de classe. Cette réalité tragique soulève des questions profondes sur l’égalité des chances et le droit à l’éducation, des valeurs pourtant universelles.

Les parents, ainsi que les autorités locales, lancent un cri d’alarme. Ils appellent le gouvernement et les organisations non gouvernementales à intervenir d’urgence pour remédier à cette situation inacceptable. Dans un contexte où l’éducation est souvent considérée comme la pierre angulaire du développement, il est impératif que des mesures soient prises pour construire des infrastructures scolaires adéquates et garantir un accès équitable à l’éducation pour tous les enfants de Djabarouna.

Cette situation n’est pas seulement un problème local ; elle reflète une crise plus vaste qui touche de nombreuses régions rurales de notre pays. Alors que les villes se développent et que les ressources se concentrent dans les zones urbaines, les villages comme Djabarouna sont laissés pour compte. Les enfants, qui représentent l’avenir de notre nation, sont ainsi condamnés à grandir sans les outils nécessaires pour s’épanouir et contribuer à la société.

Il est essentiel de rappeler que l’éducation ne se limite pas à l’apprentissage des matières scolaires. Elle joue un rôle crucial dans le développement personnel, la sensibilisation aux droits et responsabilités, et la promotion de la citoyenneté active. En privant ces enfants d’une éducation adéquate, nous les privons également de leur potentiel d’agir pour un changement positif au sein de leur communauté.

Ce constat n’est pas seulement une statistique ; il représente des vies, des rêves et des espoirs d’un avenir meilleur. L’éducation est la clé qui ouvre les portes du développement et de la prospérité. Ignorer ce besoin fondamental, c’est condamner toute une génération à l’ignorance et à la précarité.

Il est temps d’agir. Djabarouna ne peut plus rester dans l’ombre de l’indifférence. Les enfants de ce village méritent une chance, une école, et surtout, un avenir. La communauté internationale, les gouvernements et les ONG doivent se mobiliser pour apporter une réponse rapide et efficace à cette crise éducative. Ensemble, nous pouvons transformer ce cri de cœur en un mouvement collectif pour l’éducation, afin que chaque enfant, quel que soit son lieu de naissance, puisse accéder à un avenir radieux et prometteur.

La rédaction de Mbeti Media

Une réflexion sur “ Centrafrique: La situation alarmante de l’éducation au village Djabarouna situé à 45 kilomètres de Bangui

  1. Nous ONG ADLCP de Bangui vous pouvez mettre avec le chef du ville de cette localité et faire une sensibilisation dans son localité pour que chaque personne vienne contribuer en fabriquant des briques, ramasser des cailloux et du sable et nous pouvons récolter des dons pour avoir des tôles et bois et du ciment pour leurs faire quelque chose en attendant la réaction du gouvernement
    Je suis joignable au téléphone +33749751573 P.F.

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