Par: Rufine Véroncia Hondet
Au lycée de Fatima, dans le 3ᵉ arrondissement de Bangui, le manque criant de tables-bancs plonge élèves et enseignants dans une précarité éducative alarmante. Entassés à plusieurs sur un même mobilier ou contraints de suivre les cours assis à même le sol ou accrochés au plafond comme Spiderman, des centaines d’apprenants voient leurs conditions d’étude se dégrader, au point de compromettre leur réussite scolaire.
Le lycée de Fatima, établissement emblématique de la capitale centrafricaine, fait aujourd’hui face à une situation qui indigne et inquiète à la fois. Dans des salles de classe devenues insuffisantes pour accueillir les effectifs croissants, le mobilier scolaire manque cruellement. Les tables-bancs, élément pourtant essentiel de l’apprentissage, ne répondent plus aux besoins. Dans certaines classes, quatre à cinq élèves se partagent une seule table, une promiscuité qui rend presque impossible la prise de notes, la lecture confortable ou même l’attention soutenue pendant les cours. Plus grave encore, plusieurs élèves, faute de place, sont obligés de s’asseoir par terre ou saccrocher au plafond, cahiers posés sur les genoux ou à même le sol poussiéreux.
Cette réalité quotidienne a des conséquences directes sur la qualité de l’enseignement et sur la réussite des élèves. Comment se concentrer, écrire correctement ou suivre une leçon dans de telles conditions ? Les enseignants, malgré leur engagement, se disent dépassés par cette situation qui entrave leurs efforts pédagogiques. La surcharge des salles accentue le bruit, la fatigue et le découragement, tant chez les apprenants que chez le corps enseignant. À long terme, ce manque d’équipements risque de creuser davantage les inégalités scolaires et de favoriser l’abandon des études, notamment chez les élèves les plus vulnérables.
Face à cette urgence, le proviseur du lycée, François Zoumbadrou, a décidé de sortir du silence. D’une voix ferme mais empreinte d’inquiétude, il lance un véritable cri d’alerte à l’endroit des autorités éducatives, des partenaires techniques et financiers ainsi que des organisations œuvrant dans le domaine de l’éducation. Selon lui, il ne s’agit plus d’un simple inconfort, mais d’un problème structurel qui menace directement le droit à une éducation de qualité. Il appelle à une intervention rapide pour doter l’établissement de tables-bancs en quantité suffisante et améliorer les conditions d’apprentissage avant que la situation ne devienne irréversible.
Ce plaidoyer met en lumière une problématique plus large qui touche de nombreux établissements scolaires à Bangui et dans l’arrière-pays. L’augmentation du nombre d’élèves, non suivie par un investissement adéquat en infrastructures et en équipements, fragilise tout le système éducatif. Pourtant, l’école reste l’un des derniers remparts contre la pauvreté et l’exclusion, un espoir pour des milliers de familles centrafricaines qui comptent sur l’éducation pour offrir un avenir meilleur à leurs enfants.
Au lycée de Fatima, élèves et enseignants espèrent que cet appel sera entendu. Ils attendent des actes concrets, au-delà des discours, afin que chaque élève puisse disposer d’une place digne pour apprendre. Car derrière le manque de tables-bancs, c’est toute une génération qui réclame simplement les moyens élémentaires de construire son avenir.
Photo: RNL

Bonsoir je compatis avec vous aussi bien avec les élèves les enseignants et l’administration du Lycée de Fatima dont vous faites allusion pour
À mon avis c’est une responsabilité collective en amont car le Lycée de Fatima est un établissement scolaire bien structuré il y a :
1- Led Délégués des classes
2- Association des Élèves du Lycée de Fatima
3- Association des Parents d’Élèves du Lycée de Fatima
4- L’Administration du Lycée de Fatima
Chaque entité est censée défendre les intérêts matériels et équipements et moraux des Apprenants et en dernier ressort l’Administration remonter les informations et besoins à travers SON RAPPORT ANNUEL par la VOIE HIÉRARCHIQUE pour des solutions alternatives au niveau du Gouvernement aux bonnes volontés des Anciens Élèves du Lycée de Fatima et éventuellement les Partenaires Techniques et Financiers comme ce fut le cas du Lycée Barthélémy BOGANDA de BANGUI
Aujourd’hui devant la situation alarmante nous nous posons la question de savoir si ce travail a été fait et que CHACUN AVAIT JOUÉ PLEINEMENT SON RÔLE que d’accuser des personnes non impliquées qui peuvent être partout et à la fois
IL EST VRAI LE GOUVERNEMENT DOIT PRENDRE SES RESPONSABILITÉS