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Par la redaction de Mbéti Média

Le 3 septembre dernier, lors de sa conférence de presse hebdomadaire, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca), en collaboration avec la communauté humanitaire, a émis un communiqué solennel condamnant l’occupation des établissements scolaires à des fins militaires. Cette prise de position, empreinte d’une gravité certaine, souligne l’urgence de garantir une rentrée scolaire efficace pour tous les élèves en Centrafrique pour l’année 2025.

La Minusca appelle instamment à la restitution des écoles, considérées comme des espaces essentiels pour l’éducation et le développement des enfants. Cette demande s’inscrit dans le cadre de l’article 53 de la résolution 2759 du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui mandate la Minusca d’assister le gouvernement centrafricain dans la protection des droits des enfants. Il est impératif que ces droits soient respectés, afin de permettre à chaque enfant d’accéder à une éducation de qualité, gage de leur avenir.

La porte-parole de la Minusca, Florence Marchal, a fourni des informations préoccupantes lors de cette conférence. Selon les données communiquées par le gouvernement, 66 établissements scolaires demeurent fermés à ce jour, privant ainsi 35 640 enfants de l’accès à l’éducation dans les préfectures de l’Ouham-Pendé, l’Ouham, la Lim-Pendé, l’Ouham-Fafa, le Haut-Mbomou et la Vakaga. Ces chiffres soulignent l’impact dévastateur des conflits sur le système éducatif et, par extension, sur l’avenir des enfants centrafricains.

Face à cette situation alarmante, la Minusca et la communauté humanitaire lancent un appel pressant pour que toutes les écoles encore utilisées à des fins militaires retrouvent leur vocation première : celle de lieux d’apprentissage et de développement. La restauration de ces établissements est cruciale pour assurer une rentrée scolaire normale pour l’année 2025-2026 sur l’ensemble du territoire.

L’éducation est un droit fondamental qui doit être protégé en toutes circonstances. Il est de la responsabilité de toutes les parties prenantes, y compris des acteurs militaires, de garantir que les écoles ne soient pas utilisées à des fins autres que celles pour lesquelles elles ont été conçues. La communauté internationale, le gouvernement centrafricain et la Minusca doivent travailler de concert pour assurer la sécurité des enfants et leur droit à l’éducation, afin que chaque élève puisse envisager son avenir avec espoir et détermination.

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