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Par la rédaction de Mbéti Média

La France, via l’Agence française de développement (AFD), accorde un prêt de 25 millions d’euros, soit environ 16,4 milliards F CFA à la République centrafricaine, illustrant une volonté de renforcer la coopération bilatérale. Ce soutien budgétaire, versé en deux tranches, vise à établir un dialogue constructif et à répondre aux besoins urgents de la population dans un contexte économique difficile.

Ce prêt, qui fait suite à une aide budgétaire antérieure de 10 millions d’euros, représente une étape cruciale dans la mise en œuvre d’une feuille de route convenue par les chefs d’État des deux nations. Il est révélateur d’une approche pragmatique visant à établir une relation de confiance, fondée sur l’écoute et un partenariat d’égal à égal. En effet, la France semble désireuse de bâtir une coopération durable, nourrie par les expériences passées, qui permettra de surmonter les défis économiques auxquels la République centrafricaine est confrontée.

Les objectifs de ce financement sont multiples et stratégiques. D’abord, il vise à garantir la stabilité macroéconomique en contribuant à la soutenabilité des finances publiques et en sécurisant les relations avec les institutions financières internationales, notamment le Fonds monétaire international (FMI). Ensuite, il se propose de soutenir les secteurs sociaux, en particulier à travers des dépenses essentielles en matière de santé, telles que la vaccination et la gratuité ciblée des soins. En outre, le prêt permettra de réduire les arriérés de dettes intérieures et de salaires, offrant ainsi un soulagement immédiat à la trésorerie de l’État.

Le versement de ce prêt en deux tranches, dont la première de 15 millions d’euros sera effectuée dès la signature de la convention, et la seconde de 10 millions d’euros prévue pour la fin de l’année 2025, est également conditionné par l’approbation de la cinquième revue du programme FMI. Cette structure de financement illustre une approche prudente et conditionnelle, visant à assurer la bonne gestion des fonds et à garantir un impact positif sur le terrain.

Au-delà des enjeux financiers, ce soutien budgétaire est emblématique de la volonté de la France de rester aux côtés des Centrafricains dans un esprit de solidarité. Hatem Chakroun, Directeur de l’AFD à Bangui, souligne que ce prêt illustre une relation renouvelée, construite sur la confiance et tournée vers l’avenir. La France s’engage ainsi à accompagner la République centrafricaine dans ses efforts de stabilisation et à répondre aux attentes de sa population.

Enfin, il convient de souligner que le Groupe AFD, engagé dans la promotion d’un développement durable à l’échelle mondiale, mobilise ses ressources pour soutenir les initiatives locales dans plus de 160 pays. À travers ses différentes entités, il répond aux enjeux contemporains liés à la préservation des biens communs et au développement économique. Ce prêt à la République centrafricaine s’inscrit donc dans une stratégie globale de soutien aux pays en développement, affirmant la détermination de la France à jouer un rôle actif dans la construction d’un monde plus juste et résilient.

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