Par: Régina Merveille Toka
La Fédération centrafricaine de football a officialisé la création de la Super Ligue, un championnat inédit dont le coup d’envoi est prévu le 15 février 2026. Cette réforme vise à professionnaliser le football et à instaurer des normes conformes aux standards africains.
Le 13 janvier, une réunion stratégique s’est tenue à Bangui, réunissant les dirigeants des clubs de la capitale ainsi que des représentants des ligues provinciales. Présidée par Célestin Yanindji, président de la Fédération centrafricaine de football (FCF), cette rencontre avait pour objectif de présenter les contours de la Super Ligue, une compétition qui marque un tournant majeur dans l’organisation du football national.
Cette nouvelle ligue introduira des mesures inédites, dont l’instauration d’un salaire minimum mensuel pour les joueurs, une première en République Centrafricaine. Cette disposition vise à garantir des conditions de vie décentes aux athlètes et à renforcer leur statut professionnel.

Pour participer à ce championnat, les clubs devront respecter des critères stricts inspirés des exigences de la Confédération africaine de football (CAF). Parmi ces conditions figurent :
- Un capital minimum de 14 millions de francs CFA sur le compte bancaire du club ;
- La possession d’un terrain d’entraînement et d’un siège administratif ;
- La possession d’une équipe féminine, afin de promouvoir l’égalité et le développement du football féminin.
Ces exigences traduisent la volonté de la Fédération de structurer le football centrafricain et de l’aligner sur les standards internationaux. Selon les informations recueillies, la majorité des clubs présents ont exprimé leur adhésion à ce projet ambitieux, signe d’un consensus autour de la nécessité de moderniser le secteur.
Le lancement de la Super Ligue est perçu comme une opportunité pour dynamiser le football local, attirer des sponsors et offrir aux joueurs un cadre plus professionnel. Cette réforme pourrait également renforcer la compétitivité des clubs centrafricains sur la scène continentale, en améliorant la qualité des infrastructures et la gestion administrative des équipes.
Avec cette initiative, la République Centrafricaine s’engage dans une nouvelle ère où le sport devient un vecteur de développement économique et social, tout en offrant aux jeunes talents des perspectives inédites.
