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Par la rédaction de MBETI MEDIA

Dans la nuit du 14 au 15 décembre, Nourd Grégaza, ancien chef du groupe armé Parti du Rassemblement de la Nation centrafricaine (PRNC), s’est évadé de la maison de sûreté de l’Office central de répression du banditisme (OCRB) à Bangui. Cet événement soulève des préoccupations concernant la sécurité et la gestion des détenus en République centrafricaine.

Les informations concernant cette évasion ont rapidement fait le tour des réseaux sociaux dès le lendemain, le 15 décembre. Des sources anonymes ont rapporté que Grégaza aurait été exfiltré de son lieu de détention, où il était incarcéré depuis son arrestation en septembre 2024. Cette arrestation avait été précédée d’un mandat d’arrêt international, émis par les autorités judiciaires centrafricaines dont il avait été accusé de pillage de biens civils, incendie d’habitations et prise d’otages d’ingénieurs impliqués dans le projet de désenclavement des régions du Bamingui-Bangoran, de la Haute-Kotto et de la Vakaga. ce qui souligne la gravité des accusations portées contre lui.

Malgré la gravité de la situation, les autorités locales n’ont pas publié de communiqué officiel concernant cette évasion, laissant ainsi la population dans l’incertitude. Des contacts au sein de la police et du parquet de Bangui ont confirmé à Radio Ndéké-Luka l’événement, mais ont choisi de ne pas divulguer d’informations supplémentaires, alimentant ainsi les spéculations et les inquiétudes quant aux circonstances entourant cette fuite.

L’évasion de Nourd Grégaza met en lumière des lacunes potentielles dans le système pénal et la sécurité des établissements de détention en République centrafricaine. Alors que le pays continue de faire face à des défis sur le plan de la sécurité, cet incident pourrait avoir des répercussions significatives sur la confiance du public envers les institutions judiciaires.

Les citoyens attendent des réponses claires et des mesures concrètes pour éviter que de tels événements ne se reproduisent à l’avenir.

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