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Par: Rufine Véroncia Hondet

Le TÎ-Ï Festival traverse une crise sans précédent. Confronté à de graves difficultés financières et logistiques, l’événement culturel risque fortement d’être annulé si un soutien urgent des autorités centrafricaine, des partenaires, des mécènes et du public n’est pas obtenu. Ce festival, symbole de création artistique, de transmission et de cohésion sociale, se trouve aujourd’hui au bord du précipice.

Ce qui se joue dépasse largement l’organisation d’un simple événement. Le TÎ-Ï Festival incarne un espace où les talents locaux prennent vie, où les jeunes trouvent une scène pour s’exprimer, où la culture s’épanouit malgré les défis qui traversent la République centrafricaine. C’est un lieu où se rencontrent créativité, mémoire, identité et espoir. Le perdre serait bien plus qu’une défaite logistique ou budgétaire : ce serait une perte symbolique immense pour toute une génération, pour toute une communauté, pour le pays entier.

Dans chaque édition, le festival a réussi à unir des publics variés, à rassembler des artistes confirmés et émergents, à mettre en lumière des savoir-faire uniques, à redonner confiance à une jeunesse souvent en quête de repères. Mais aujourd’hui, l’organisation tire la sonnette d’alarme. Les ressources financières manquent, les matériels deviennent difficiles à mobiliser, et les soutiens traditionnels semblent s’essouffler, laissant planer un nuage d’incertitude sur l’avenir immédiat de l’événement.

Pourtant, il reste encore une possibilité d’éviter le naufrage. Le festival peut être sauvé si chacun prend conscience de sa valeur et de sa fragilité. Une mobilisation collective, urgente et déterminée, pourrait permettre de combler le vide qui menace de l’engloutir. Qu’il s’agisse d’un engagement politique, d’un geste de mécènes, d’un partenariat renouvelé ou d’un élan populaire, chaque soutien compte et peut faire la différence.

Préserver le TÎ-Ï Festival, c’est préserver un espace vivant où la culture continue de vibrer malgré les vents contraires. C’est défendre la jeunesse, soutenir la création, protéger un patrimoine immatériel qui ne demande qu’à s’épanouir. À l’heure où l’incertitude plane, une seule chose est certaine : il est encore temps d’agir. Mais le temps presse, et l’avenir du festival dépend désormais de la volonté collective de ceux qui croient en la force de la culture et en l’importance de la préserver.

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