Par Mirielle Gotoas
Submergé par un afflux inédit de blessés après les festivités de fin d’année, le service de traumatologie orthopédique de l’Hôpital communautaire de Bangui alerte sur une saturation critique de ses capacités et appelle à une prise de conscience urgente face aux dangers de la route.
Au lendemain des réjouissances qui ont marqué le passage à la nouvelle année, Bangui se retrouve confrontée à une réalité d’une dureté saisissante. Le service de traumatologie orthopédique de l’Hôpital communautaire de Bangui, déjà fragilisé par des moyens limités, fait face à une surcharge sans précédent provoquée par une série d’accidents de la route d’une ampleur alarmante.
Entre le 31 décembre 2025 et le 2 janvier 2026, quatre-vingt-quinze accidents de la route ont été recensés dans la capitale, un chiffre qui témoigne de l’ampleur du chaos routier ayant accompagné les célébrations. Plus de vingt personnes ont dû être hospitalisées en urgence, certaines dans un état critique, saturant instantanément les capacités d’accueil du service.
Les couloirs débordent, les équipes médicales s’épuisent, et chaque nouveau blessé devient un défi supplémentaire dans un environnement déjà à bout de souffle. Cette situation, loin d’être un simple épisode conjoncturel, révèle les limites structurelles d’un système hospitalier qui peine à absorber de tels chocs.
Face à cette détresse opérationnelle, l’hôpital lance un appel solennel à la responsabilité collective. Il exhorte les citoyens à mesurer les conséquences tragiques de l’imprudence routière et invite les autorités à renforcer les dispositifs de prévention. Car derrière chaque accident se cache une vie bouleversée, et derrière chaque statistique, une urgence qui ne peut plus être ignorée.
