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Par la rédaction de MBETI MEDIA

Au cœur de Yaoundé, une entrevue d’une rare intensité diplomatique a rassemblé la BEAC et une délégation du Département d’État américain, jetant les bases d’une coopération renouvelée et ambitieuse pour l’avenir économique de la CEMAC.

Yaoundé a été, le 30 janvier 2026, le théâtre d’un échange de haut niveau entre Yvon Sana Bangui, Gouverneur de la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC), et Sarah Troutman, Sous-Secrétaire adjointe au Bureau des affaires africaines du Département d’État des États-Unis. Cette rencontre, à la fois dense et porteuse d’enjeux stratégiques, s’inscrit dans un moment décisif pour la sous-région, alors que la CEMAC poursuit sa quête de diversification de ses partenariats internationaux.

Les discussions ont balayé un large spectre de sujets économiques majeurs, en passant par la dynamique des investissements américains déjà engagés et ceux en gestation. Un point d’attention particulier a été accordé à la mise en œuvre de la réglementation des changes, sujet crucial dans un espace monétaire où la discipline financière demeure un pilier de crédibilité, ainsi qu’à l’épineuse question du rapatriement des fonds destinés à la remise en état des sites pétroliers et miniers, connus sous l’appellation FONDS RES.

Fidèle à la ligne directrice qu’il imprime à l’institution, le Gouverneur Yvon Sana Bangui a réaffirmé, avec solennité, la volonté de la BEAC de consolider un environnement macroéconomique rigoureux, attractif et propice à l’essor de nouveaux secteurs porteurs, notamment les infrastructures, les services numériques et l’agro-industrie.

Sarah Troutman, pour sa part, a salué la qualité du dialogue engagé et la transparence des échanges, éléments essentiels pour renforcer la confiance mutuelle et ouvrir la voie à des partenariats davantage équilibrés. La convergence de vues manifestée au cours de l’entretien a permis de confirmer la nécessité de poursuivre ces discussions, non seulement pour clarifier certains mécanismes techniques, mais aussi pour bâtir un cadre de coopération durable aligné sur les intérêts des deux parties.

Les deux parties ont ainsi convenu de prolonger ce cycle de concertation lors de la rencontre prévue en avril 2026 à Washington. Cette étape s’annonce déterminante : elle devrait permettre de consolider les avancées obtenues à Yaoundé et d’aboutir à des solutions consensuelles, équilibrées et porteuses d’avenir pour l’ensemble des économies de la CEMAC.

Cette audience, discrète mais hautement stratégique, marque sans conteste une étape supplémentaire dans la recomposition des partenariats économiques en Afrique centrale, ouvrant la voie à une coopération plus structurée entre la BEAC et les États-Unis dans un contexte mondial en constante mutation.

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