Par Rufine Véroncia Hondet
Une vingtaine d’employés des Caisses Mutuelles de Centrafrique (CMCA) ont manifesté, le 21 avril à Bangui, devant le siège de l’institution à Bangui pour dénoncer des licenciements qu’ils jugent abusifs et fustiger une gestion interne qu’ils estiment marquée par le favoritisme.
Rassemblés dès la matinée devant les locaux de la CMCA, les manifestants, pancartes à la main, ont exprimé leur mécontentement face à des décisions qu’ils considèrent comme injustes et préjudiciables à leur avenir professionnel. Selon eux, plusieurs employés auraient été remerciés sans procédures claires ni motifs valables, en violation des règles internes et, affirment-ils, du droit du travail en vigueur.
Au-delà de la question des licenciements, les protestataires mettent en cause la gouvernance de l’institution. Ils accusent la direction de mauvaise gestion, évoquant un climat social dégradé et un manque de transparence dans la prise de décisions. Les recrutements récents sont également pointés du doigt : les manifestants dénoncent des pratiques de favoritisme qui, selon eux, fragilisent la cohésion interne et sapent la confiance du personnel.
« Nous demandons simplement le respect des règles et l’équité de traitement entre les employés », a fait savoir l’un des participants, qui souhaite garder l’anonymat. Les salariés réclament l’ouverture d’un dialogue avec la direction afin de clarifier les raisons des licenciements contestés et d’obtenir des garanties sur les pratiques de gestion futures.
La mobilisation s’est déroulée dans le calme, sous le regard de quelques forces de l’ordre déployées à titre préventif. Aucun incident n’a été signalé, et les manifestants affirment vouloir privilégier des actions pacifiques pour faire entendre leurs revendications.
Sollicitée par nos soins, la direction de la CMCA n’a pas souhaité commenter la situation dans l’immédiat. Aucun communiqué officiel n’a été publié à ce stade. Les employés mobilisés annoncent toutefois leur détermination à poursuivre leurs démarches, tout en espérant une réaction rapide de la hiérarchie afin d’éviter une crispation durable du climat social au sein de l’institution.
