Par: Rufine Hondet
En visite le 8 avril sur le site de la cimenterie de Nzila, sur l’axe M’baïki, le ministre chargé du Commerce et de l’Industrie, Thierry Patrick Akoloza, a constaté l’avancement des travaux préparatoires avant la pose prochaine de la première pierre de la réhabilitation.
Le déplacement du ministre chargé du Commerce et de l’Industrie, Thierry Patrick Akoloza, sur le site de la cimenterie de Nzila, le 8 avril, marque une étape significative dans la relance d’un projet industriel longtemps attendu. Installée sur l’axe M’baïki, la cimenterie témoigne encore des années d’abandon à travers des infrastructures aujourd’hui dégradées, notamment des machines de production dont l’état de vétusté illustre la nécessité d’une intervention urgente. Sur place, le membre du gouvernement a inspecté l’avancement des travaux préparatoires, parmi lesquels figurent les opérations de désherbage menées par la société Diamont Ciment, premières actions concrètes donnant forme à la réhabilitation annoncée.
Cette phase initiale, bien que technique, revêt une importance stratégique : elle conditionne le démarrage effectif du chantier et prépare le terrain pour la pose imminente de la première pierre. Celle‑ci symbolisera l’entrée du projet dans sa dimension opérationnelle, un moment particulièrement attendu tant par les populations locales que par les acteurs économiques. Dans une région où la demande en matériaux de construction demeure élevée et où les infrastructures peinent à suivre la croissance des besoins, le redémarrage de la cimenterie suscite de réels espoirs.
Les bénéfices attendus de la remise en service de la cimenterie de Nzila sont multiples. Sa production permettra de réduire la forte dépendance du pays aux importations de ciment, une charge qui pèse lourdement sur les coûts de construction et sur les finances publiques. Elle devrait également favoriser la création d’emplois directs et indirects, participant ainsi à la dynamisation du tissu économique local. Enfin, en renforçant l’approvisionnement national en ciment, l’activité de l’usine contribuera au développement des infrastructures, un levier essentiel pour la croissance et la modernisation de la République centrafricaine.
La visite ministérielle, au-delà de son caractère symbolique, confirme la volonté du gouvernement de redonner vie à cet outil industriel majeur. Elle ouvre la voie à une relance qui, si elle se concrétise selon les attentes, pourrait constituer un tournant pour le secteur de la construction et, plus largement, pour le développement économique du pays.
