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Par la rédaction de Mbéti Média

Les avocats de Centrafrique ont pris la décision de reprendre temporairement leurs activités devant les tribunaux à compter du 22 septembre, suite à une assemblée générale qui s’est tenue à Bangui. Cette décision marque un tournant significatif dans le paysage judiciaire du pays, après une période de suspension des activités qui avait suscité de vives préoccupations quant à l’accès à la justice pour les citoyens.

Me Jean Louis Opalegna, bâtonnier de l’ordre des avocats, a souligné que cette reprise fait suite à une rencontre constructive avec le président de la République. Cette entrevue a permis d’aborder les préoccupations des avocats concernant leurs conditions de travail et la nécessité d’un cadre juridique adéquat pour garantir une pratique professionnelle efficace et éthique. Au cours de cette réunion, des engagements ont été pris pour améliorer le fonctionnement du système judiciaire et répondre aux attentes des avocats, qui jouent un rôle essentiel dans la défense des droits des citoyens.

Un des points cruciaux abordés lors de cette assemblée générale est la préparation d’un décret relatif au barème minimum des honoraires des avocats. Ce décret vise à établir des normes claires et équitables concernant les honoraires, afin de protéger les avocats tout en garantissant l’accès à la justice pour tous. Me Opalegna a insisté sur l’importance de ce dispositif, qui permettra non seulement de sécuriser les revenus des avocats, mais également de renforcer la confiance du public envers la profession juridique.

Dans un média de la place, Me Opalegna a exprimé sa satisfaction quant à ces avancées, tout en appelant à une mobilisation continue de la part des avocats pour assurer le respect des droits et des devoirs au sein de la profession. Il a également souligné que la reprise des activités est un signe positif pour la justice en Centrafrique, témoignant de la volonté des avocats de contribuer à la consolidation de l’État de droit dans le pays.

Ainsi, cette décision de reprendre temporairement les activités judiciaires représente un pas important vers la normalisation des opérations légales en Centrafrique. Les avocats, en tant que gardiens des droits des citoyens, se positionnent comme des acteurs clés dans la promotion de la justice et de l’équité, et leur engagement renouvelé est essentiel pour bâtir un avenir plus juste et démocratique pour tous les Centrafricains.

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