Par la rédaction de Mbéti Média
La décision des autorités centrafricaines d’interdire la circulation et le stationnement des moto-taxis au centre-ville de Bangui, prise le 17 juillet 2018, visait à améliorer la sécurité routière et à réorganiser le secteur des transports. Pourtant, cette mesure n’a jamais été appliquée de manière rigoureuse, laissant la ville à la merci d’une circulation anarchique qui met en danger la vie des citoyens.
Depuis cette interdiction, le constat est alarmant. Les moto-taxis, censés être réglementés, envahissent le centre-ville, créant un véritable chaos sur les routes. Les accidents de la route se multiplient, et les piétons se retrouvent exposés à des dangers permanents. Les raisons initiales de cette interdiction, telles que la réduction des accidents et la gestion du stationnement, semblent avoir été oubliées. Au lieu de cela, nous assistons à un retour à la situation antérieure, où le non-respect des règles de circulation est devenu la norme.
Les forces de l’ordre, qui devraient être en première ligne pour faire respecter la loi, semblent impuissantes face à cette situation. Les moto-taxis passent sous leur nez, défiant l’autorité et la réglementation en vigueur. Ce laxisme soulève des questions sur l’engagement des autorités à garantir la sécurité des citoyens et à faire respecter les décisions prises pour leur bien-être.
Il est crucial que les autorités prennent des mesures concrètes pour remédier à cette situation. La régulation des moto-taxis ne doit pas être une option, mais une obligation. Les citoyens de Bangui méritent un environnement sûr où la circulation est organisée et où les règles sont respectées. Il est temps d’interpeller les responsables sur leurs responsabilités et de leur rappeler que la mise en œuvre des lois est essentielle pour le développement du pays.
Les populations de Bangui attendent des actions tangibles, et il est impératif que les autorités agissent rapidement pour rétablir l’ordre et la sécurité dans la ville. Ce n’est qu’en prenant des décisions fermes et en les appliquant de manière rigoureuse que nous pourrons espérer un avenir meilleur pour notre pays. La sécurité des citoyens ne doit pas être un sujet de négligence, mais une priorité absolue.
