Par la rédaction de Mbéti Média
L’ Est de la République démocratique du Congo a de nouveau été endeuillé par une tragédie. En l’espace de 48 heures, deux attaques sanglantes attribuées aux rebelles ougandais des Allied Democratic Forces (ADF), affiliés à l’État islamique, ont coûté la vie à au moins 89 civils. Une vague de violence déferlée sur la région du Nord-Kivu, causant un bilan humain désastreux.
La première attaque s’est produite dans le village de Nyoto, dans la nuit du lundi à mardi, alors que la communauté était réunie pour des veillées funèbres. Les assaillants ont encerclé le site avant d’ouvrir le feu sur la foule, faisant 71 morts selon les autorités locales. Le lendemain, une seconde incursion des ADF a endeuillé la ville de Beni, toujours dans le Nord-Kivu où 18 autres civils ont péri dans une attaque similaire. Les corps des victimes gisaient encore sur le sol de Nyoto, village où des maisons ont été incendiées par les assaillants .
Face à la panique, l’armée congolaise a déployé des renforts dans la zone, mercredi 10 septembre, afin de rassurer la population de la désolation. Le gouvernement a exprimé sa profonde compassion aux familles endeuillées.
Malgré tout,certaines familles traumatisées sont obligées de se réfugier dans la brousse, d’autres dans des camps déjà saturés.
Une chose est sûre, au Nord-Kivu, la compassion ne suffit plus. Les populations continuent de réclamer une protection réelle, pour que leurs villages ne deviennent pas encore des cimetières à ciel ouvert.
