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Par la rédaction de Mbéti Média

Lors de la conférence de presse du 17 octobre 2025, le porte-parole de l’Autorité Nationale des Élections (A.N.E) a présenté un bilan provisoire des dépôts de candidatures pour les élections à venir, effectués du 2 au 11 octobre 2025. L’A.N.E a réaffirmé son engagement pour des élections libres, transparentes et inclusives, tout en soulignant des tendances préoccupantes concernant la représentation, notamment la faible participation féminine.

Pour l’élection présidentielle, 10 candidatures ont été enregistrées, mais aucune d’entre elles n’est féminine. Ce constat représente un recul significatif par rapport à 2020, où une femme avait participé parmi vingt-deux candidats. Cette absence de candidates féminines soulève des questions sur les obstacles persistants à la participation des femmes dans la sphère politique et sur la nécessité d’initiatives visant à encourager leur implication.

En ce qui concerne les élections législatives, 717 dossiers ont été déposés, dont 635 émanant d’hommes (soit 88,54 %) et 82 de femmes (11,45 %). Ce chiffre marque également une diminution par rapport aux 1 572 candidatures de 2020, ce qui interpelle sur l’engagement des citoyens et sur les efforts à fournir pour assurer une représentation équitable.

Les élections régionales, quant à elles, ont enregistré 23 candidatures dans la région de Bas-Oubangui, avec 14 hommes et 9 femmes. Cependant, l’absence totale de candidatures dans les 3ᵉ et 8ᵉ arrondissements de Bangui met en lumière des disparités géographiques qui nécessitent une attention particulière. Ces lacunes dans la représentation soulignent l’urgence de mobiliser les électeurs et de promouvoir la diversité au sein des instances régionales.

Enfin, pour les élections municipales, 58 listes ont été enregistrées, représentant 232 hommes et 211 femmes. Bien que la proportion de femmes soit légèrement plus élevée, elle reste insuffisante pour garantir une véritable parité. Les autres dossiers pour les élections municipales et régionales continuent d’être acheminés vers le siège de l’A.N.E, ce qui pourrait influencer la dynamique de la représentation politique dans les mois à venir.

Ce bilan provisoire met en exergue des défis importants en matière de représentation, notamment celle des femmes, dans le paysage électoral centrafricain. Il est essentiel que des mesures soient adoptées pour encourager une participation plus active et diversifiée, afin de construire un avenir politique inclusif et représentatif en République centrafricaine.

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