Par la rédaction de Mbéti Média
Le 20 octobre 2025, les chefs traditionnels de Bewili (52 km de Bouar) et Dika (77 km de Bouar) ont rencontré l’équipe de consultation populaire pour échanger sur la chefferie traditionnelle sensible au genre. Cette rencontre a permis de valoriser les pratiques ancestrales locales (Dika_Ndole et Gbayouk) tout en intégrant une réflexion contemporaine sur l’égalité des genres.
Depuis 2023, ONU Femmes en République Centrafricaine soutient le Ministère de l’administration du territoire, du développement local et de la décentralisation (MATDDL) dans un processus essentiel de revalorisation de la chefferie traditionnelle. Cette initiative vise non seulement à renforcer le rôle des chefs traditionnels dans la société, mais également à intégrer une perspective de genre dans la gestion et le fonctionnement de ces structures. En effet, les chefs traditionnels, en raison de leur influence et de leur valeur morale, jouent un rôle fondamental dans la dynamique de changement des comportements au sein des communautés.
La chefferie traditionnelle, souvent perçue comme un bastion de la culture locale, se doit d’évoluer pour répondre aux défis contemporains. La prise en compte des enjeux de genre dans les décisions et les pratiques des chefs traditionnels est cruciale pour garantir une représentation équitable et inclusive au sein des instances de pouvoir. Les échanges entre les chefs des communautés Bewili et Dika illustrent cette volonté d’adaptation et de transformation, où les traditions ancestrales sont revisitées à la lumière des réalités actuelles.
Ces discussions ont permis de mettre en lumière l’importance d’une chefferie traditionnelle qui non seulement respecte les valeurs culturelles, mais qui s’engage également dans la promotion de l’égalité des sexes. Les pratiques ancestrales de Dika_Ndole et de Gbayouk, évoquées lors de cette rencontre, témoignent d’un riche héritage qui peut servir de fondement à des initiatives de sensibilisation et d’éducation sur les questions de genre. En ce sens, les chefs traditionnels sont des vecteurs de changement, capables de mobiliser leurs communautés autour de ces enjeux cruciaux.
Ainsi, la collaboration entre les chefs traditionnels et des organisations telles qu’ONU Femmes représente une avancée significative vers une chefferie plus inclusive, où les voix des femmes et des hommes sont entendues et respectées. En intégrant le genre dans la chefferie traditionnelle, on ne fait pas seulement un pas vers l’égalité, mais on renforce également la cohésion sociale et le développement durable au sein des communautés. Cette démarche, ancrée dans le respect des traditions tout en étant ouverte au changement, pourrait bien être la clé pour construire une société plus juste et équitable en République Centrafricaine.
