Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a vivement condamné ce 28octobre, le Rwanda, l’accusant de perpétuer son soutien au mouvement rebelle M23 et de compromettre les efforts de paix dans la région des Grands Lacs.
Par la rédaction de Mbéti Média
Par la voix du général Sylvain Ekenge, porte-parole du ministère de la Défense nationale, Kinshasa a qualifié les récentes déclarations du groupe armé de « manœuvres dilatoires » visant à masquer une agression extérieure déguisée. Selon les autorités congolaises, ces déclarations « contradictoires » du M23 s’inscrivent dans une stratégie délibérée de sabotage des pourparlers de Washington et de Doha, processus diplomatiques clés pour une résolution durable du conflit.
Le communiqué officiel souligne avec insistance que le Rwanda continuerait d’approvisionner les rebelles en armes et en renforts logistiques, malgré les dénégations répétées de Kigali. Cette accusation intervient dans un contexte où le M23, actif principalement dans la province du Nord-Kivu, renforcerait ses positions militaires près de Goma, menaçant ainsi l’équilibre précaire de la région. Le ministère congolais a dépeint une situation sécuritaire volatile, marquée par des violations systématiques des droits humains dans les zones sous contrôle rebelle, incluant exactions contre les civils, pillages et déplacements forcés de populations.
Face à ces défis multidimensionnels, les Forces armées de la RDC (FARDC) affirment maintenir une posture « disciplinée et déterminée », malgré un engagement sur plusieurs fronts. Le général Ekenge a rappelé l’impératif sacré de protéger l’intégrité territoriale du pays, tout en insistant sur la légitimité des opérations militaires menées pour libérer les zones occupées. Cette rhétorique s’accompagne d’un appel à la communauté internationale pour qu’elle exerce une pression accrue sur Kigali, accusé de jouer un « double jeu » en affichant un soutien de façade aux mécanismes de paix tout en alimentant l’instabilité.
Parallèlement, Kinshasa réitère son engagement à garantir la sécurité des civils, dénonçant avec véhémence les rapports faisant état de massacres et de destructions massives dans le sillage des avancées rebelles. Le gouvernement congolais promet des enquêtes approfondies sur ces allégations, tout en exigeant un accès humanitaire sans entrave aux régions affectées.
Cette crise, qui s’inscrit dans une dynamique régionale complexe où se mêlent rivalités géopolitiques et convoitises économiques, illustre les limites des mécanismes de médiation actuels et la nécessité d’une réponse coordonnée pour briser le cycle de la violence.
