Par la rédaction de MBETI MEDIA
L’Observatoire pour la gouvernance démocratique en Centrafrique representé par son coordonateur Elyse Nguemale, a saisi le Conseil constitutionnel pour contester la candidature du président sortant Faustin-Archange Touadéra à l’élection présidentielle, invoquant des violations du droit électoral et des accusations graves sur son mandat.
L’élection présidentielle à venir en Centrafrique se trouve au cœur d’une intense controverse juridique, alors que l’Observatoire pour la gouvernance démocratique en Centrafrique (OGDC) a récemment décidé de saisir le Conseil constitutionnel pour contester la candidature du président sortant, Faustin-Archange Touadéra. Cette initiative, qui suscite un vif débat au sein de la société civile, repose sur des accusations graves et des implications politiques significatives.
Lors de l’audience tenue le 12 novembre à Bangui, L’OGDC avance que la candidature de Touadéra serait contraire aux dispositions du droit électoral en vigueur, arguant que le président en exercice aurait dû se retirer de ses fonctions avant de se présenter à un nouveau mandat. Cette exigence, selon l’organisation, n’a pas été respectée, ce qui soulève des questions sur la légitimité de sa démarche. En outre, l’OGDC cite des allégations selon lesquelles le président Faustin-Archange Touadéra aurait utilisé des moyens illégaux pour renforcer son pouvoir, ce qui pourrait constituer une violation des principes de la démocratie et de l’État de droit.
Les accusations ne s’arrêtent pas là. L’OGDC met également en lumière des soupçons de collaboration avec des groupes armés, remettant en question la capacité de Touadéra à gouverner de manière impartiale et à garantir la sécurité de tous les citoyens. Ces allégations jettent une ombre sur son bilan et soulignent les défis auxquels il fait face dans un pays déjà fragilisé par des conflits internes.
L’audience devant le Conseil constitutionnel, qui a vu les avocats des deux parties plaider leur cause, a été suspendue, laissant planer une incertitude sur l’issue de cette affaire cruciale. Le président du Conseil a annoncé que la décision finale sera rendue publique vendredi 14 novembre, un moment attendu avec impatience par les acteurs politiques et la population.
Dans ce contexte tendu, l’avenir politique de Faustin-Archange Touadéra reste en jeu, et les répercussions de cette décision pourraient avoir des conséquences profondes sur la stabilité et la gouvernance en Centrafrique. Les yeux de la nation sont rivés sur le Conseil constitutionnel, dans l’attente d’une résolution qui pourrait redéfinir le paysage politique du pays.
