Par: Herman Gotoas
Le 19 novembre, le gouvernement centrafricain a signé un Accord de paix avec le Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC) à N’Djamena, représentant une avancée significative vers la réconciliation nationale. L’accord, signé par le Général Henri Wanzet Linguissara et Mahamat Alkhatim, a bénéficié du soutien du Général Ismail Souleymane Lony en tant que médiateur tchadien, soulignant l’engagement du gouvernement dans la pacification du pays.
Le contenu de cet Accord est d’une importance cruciale pour l’avenir du pays. Il prévoit une cessation immédiate des hostilités, un élément essentiel pour créer un climat de paix durable, et des mesures qui visent à favoriser la réconciliation entre les parties en conflit et à restaurer la confiance au sein de la population.
L’Accord engage également les signataires dans un processus de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR), qui est fondamental pour la stabilisation du pays. Ce processus permettra non seulement de réduire la violence, mais aussi de réintégrer les anciens combattants dans la société civile, contribuant ainsi à la construction d’une paix durable. Par ailleurs, le retour des personnes déplacées et leur participation à la vie publique sont également des points centraux de cet accord, témoignant de l’engagement des parties à promouvoir une société inclusive et pacifique.
Cet accord vient compléter celui signé le 19 avril 2025 à N’Djamena entre le gouvernement centrafricain et les groupes armés UPC d’Ali Darassa et 3R de Sembé Bobbo. Ensemble, ces accords constituent des étapes significatives vers la réconciliation nationale et la reconstruction du pays, offrant l’espoir d’un avenir meilleur pour tous les centrafricains. Le chemin vers la paix est semé d’embûches, mais avec des engagements concrets et une volonté politique affirmée, la Centrafrique peut envisager une ère nouvelle, où la paix et la stabilité prévaudront.
