Par: Herve Junior Ngandi
À Am-Dafock, dans la préfecture de la Vakaga en Republique centrafricaine, un accord local de paix a été signé en octobre 2025, soutenu par la Minusca, permettant aux communautés centrafricaines et soudanaises de retrouver un climat de sérénité après plusieurs mois de tensions et de déplacements ayant touché plus de 2 000 civils.
Cet accord, qui représente un tournant significatif pour la région, engage les communautés à respecter des couloirs de transhumance, à favoriser le bon voisinage et à interdire la possession illégale d’armes. Ces mesures visent non seulement à stabiliser la situation sécuritaire, mais également à promouvoir des relations pacifiques entre les différentes communautés. La Minusca, en collaboration avec les autorités locales et d’autres partenaires, a déjà informé plus de 3 000 personnes des engagements pris lors de la signature de cet accord.
Les impacts de cet accord sont déjà palpables. Judes Ngayoko, Préfet de la Vakaga, souligne que parmi plus de 11 000 déplacés internes recensés à Am-Dafock il y a quelques mois, il ne reste aujourd’hui qu’environ 200. Ce chiffre témoigne du retour progressif de la sécurité dans la région, ce qui est un signe encourageant pour les habitants. Célestin Tamia, Chef de groupe d’Am-Dafock, confirme également cette tendance, affirmant que « les déplacés internes sont tous rentrés chez eux et ont repris leurs activités champêtres ».
Pour le Sous-préfet d’Am-Dafock, Abdel Kader Ramadan, l’un des effets immédiats de cet accord est le silence des armes. Il déclare que depuis la signature de l’accord, les crépitements des tirs ont cessé, ce qui contribue à un environnement plus sûr pour les habitants. Ce retour à la paix et à la normalité est un espoir pour l’avenir de la région, permettant aux communautés de se reconstruire et de retrouver une vie paisible.
NB: Nous avons recueillies quelques informations y compris la photo sur la Page Facebook de la Minusca pour rediger cet article.
