0 3 minutes 1 mois
Partagez

Par: Régina Merveille Toka

La Fédération centrafricaine de football (FCF) tente de redonner un élan à un championnat longtemps miné par le manque de moyens et l’amateurisme, en annonçant la création d’une Super Ligue chargée de professionnaliser l’organisation des compétitions nationales.

Dans un paysage sportif marqué depuis des années par l’improvisation, l’insuffisance des infrastructures et l’absence de structures solides, l’annonce faite par le président de la Fédération centrafricaine de football, Célestin Yanindji, sonne comme une tentative poignante de redonner souffle et crédibilité au football national. La mise en place de la « Super Ligue », nouvelle entité désormais responsable de la gestion et de la supervision du championnat, se veut une réforme ambitieuse, presque salvatrice, pour un sport qui peine à retrouver son éclat.

Selon les précisions du président de la FCF, cette structure aura pour mission de professionnaliser l’organisation des compétitions locales, un objectif qui apparaît aussi nécessaire que difficile à atteindre dans un contexte où les clubs manquent cruellement de ressources et où les joueurs évoluent dans des conditions souvent précaires. La Super Ligue devrait instaurer une gouvernance plus rigoureuse, une planification cohérente et une gestion transparente, autant d’éléments qui ont fait défaut au fil des saisons.

Pour les observateurs comme pour les supporters, cette réforme porte en elle un mélange d’espoir et de scepticisme. Beaucoup y voient une lueur de renouveau, tandis que d’autres redoutent qu’elle ne rejoigne la longue liste des projets avortés faute de moyens ou de volonté politique. Les clubs, eux, oscillent entre prudence et attente, conscients que cette initiative pourrait enfin offrir un cadre digne de leurs ambitions, mais craignant que les promesses ne se heurtent une fois de plus à la réalité d’un système fragilisé.

Ainsi, la création de la Super Ligue apparaît comme un geste fort, presque désespéré, pour tenter de sauver un championnat qui survit davantage qu’il ne se développe. Elle incarne la volonté de redonner une structure et une ambition à un football centrafricain qui mérite mieux que l’oubli et la résignation. Reste à savoir si cette réforme saura dépasser le stade des intentions pour devenir le socle d’une véritable renaissance sportive.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *