Par la rédaction de MBETI MEDIA
Depuis deux semaines, la famille de la sous‑préfète de Bambouti vit dans une angoisse insoutenable, sans la moindre information sur son sort après son enlèvement par une milice armée. Entre démarches infructueuses, silence des autorités et image traumatisante de leur parente ligotée, les proches de Koumba Ndiaye implorent désormais une mobilisation réelle pour obtenir sa libération.
Depuis quatorze jours, une angoisse oppressante étreint la famille de Mme Koumba Ndiaye, sous‑préfète de Bambouti, enlevée le 28 décembre 2025 par des membres de la milice Azandé Ani Kpi Gbé. Deux semaines d’un silence implacable, où chaque heure renforce l’incertitude quant à son sort. Ses enfants, inconsolables, pleurent une mère dont ils ignorent si elle est encore vivante, tandis que ses proches se heurtent à l’absence totale d’informations.
La famille Ndiaye, déterminée malgré l’épuisement, a multiplié les démarches auprès des autorités administratives et sécuritaires, sollicitant des responsables locaux, frappant aux portes d’institutions diverses et alertant l’opinion publique à travers des médias nationaux et internationaux. Pourtant, aucune réponse ne leur a été fournie. Le mutisme des autorités, qui avaient envoyé Mme Ndiaye exercer ses fonctions dans une zone notoirement instable où l’État peine à affirmer sa présence, résonne comme une seconde épreuve.
La seule trace de la sous‑préfète depuis son enlèvement est une photographie bouleversante, parvenue à la famille par des voies incertaines. On y voit Mme Ndiaye assise à même le sol, pieds nus, les mains attachées violemment derrière le dos, sous la surveillance d’un homme que l’on suppose être un membre de la milice. Cette image, insoutenable pour ses proches, cristallise leur désespoir et leur sentiment d’abandon.

Ce 12 janvier, sur les ondes de Radio Ndéké‑Luka, la Ligue centrafricaine des droits de l’Homme (LCDH), par la voix de son président Joseph Bindoumi, a lancé un appel solennel aux ravisseurs, exigeant la libération immédiate et sans condition de Mme Koumba Ndiaye. Il a condamné avec fermeté un acte qualifié d’inacceptable et contraire aux principes fondamentaux de la dignité humaine.

La LCDH poursuit sa démarche pour obtenir la libération des otages . Malgré une insuffisance de contact et les moyens de communication difficiles..
Le président de la LCDH peut être contacté sur les numéros suivants 00236 75 50 76 74// 72 29 47 60.
Nous pouvons travailler avec les humanitaires et l’état RCA.