Dans un contexte de tensions mondiales croissantes, les pays en quête de stabilité et de développement durable appellent à de nouvelles approches du leadership. Dans le processus continu de reconstruction nationale du Soudan du Sud, la promotion d’un consensus social fondé sur la justice et l’État de droit est devenue une priorité de plus en plus mise en avant.
Le 25 février, la 2e Formation nationale au leadership pour la paix s’est tenue au Soudan du Sud. L’événement a été coorganisé par la Commission permanente pour la paix et la réconciliation de l’Assemblée législative nationale de transition (TNLA) et l’organisation internationale de paix Heavenly Culture, World Peace, Restoration of Light (HWPL). Le programme a réuni des membres du Parlement afin de discuter des pratiques de gouvernance et de l’institutionnalisation de la paix à travers des cadres juridiques et politiques.
Le programme a souligné que la paix ne peut passer d’un accord temporaire à un principe durable de gouvernance nationale que lorsque les dirigeants établissent un sens de la justice qui privilégie l’intérêt public et la conscience plutôt que le pouvoir. Il repose sur le principe selon lequel la philosophie centrée sur le peuple d’un dirigeant devient un « héritage national » durable lorsqu’elle est institutionnalisée par la culture, l’éducation et les systèmes juridiques.
Les parlementaires participants se sont reconnus comme des acteurs clés chargés d’inscrire la paix dans les lois et les institutions afin qu’elle soit transmise aux générations futures. Ils ont mené des discussions politiques approfondies pour dégager des mesures concrètes de mise en œuvre, renforçant ainsi l’utilité pratique de la formation.
Au cours du programme, les législateurs ont exploré les moyens de traduire la « conscience de paix » individuelle en un système national structuré. Au-delà de la théorie abstraite, ils ont examiné le rôle des dirigeants dans la création de garanties juridiques et ont réaffirmé le rôle essentiel du Parlement dans le maintien de la paix.
Ils ont également présenté des plans d’action visant à promouvoir l’harmonie entre les divers groupes ethniques comme fondement de la croissance nationale.
La formation a mis l’accent sur des stratégies concrètes permettant de traduire les valeurs de la « paix réfléchie » en applications pratiques. En examinant l’héritage humaniste de la Corée et du Soudan du Sud, en analysant des études de cas de dirigeants mondiaux pour la paix et en passant en revue les initiatives internationales de HWPL, notamment la Déclaration de paix et de cessation de la guerre (DPCW), le programme a partagé des expériences tangibles de « paix réalisée ». Cela a permis aux parlementaires d’établir un cadre de « leadership de paix adapté localement » aux caractéristiques uniques de leurs circonscriptions et communautés ethniques.
La DPCW, composée de 10 articles et 38 clauses, vise à instaurer une paix mondiale durable en ravivant l’esprit fondateur des Nations Unies et en établissant un cadre universel de prévention et de résolution des conflits.
Le président de la Commission permanente pour la paix et la réconciliation du TNLA, l’Hon. Bona Deng Lawrence, a déclaré : « Nous croyons que la paix peut commencer par des accords et des déclarations. La DPCW, que nous avons proclamée au Parlement, en est un exemple. Lorsque vous vous engagez volontairement à signer un document comme la DPCW, vous orientez déjà votre nation vers un avenir plus pacifique. Cependant, la paix ne devient un véritable héritage que lorsqu’elle est intégrée à notre culture… »
Le membre du comité, l’Hon. James Kok Ruea, a souligné : « En raison du manque d’éducation, l’État de droit a eu du mal à atteindre les communautés de base… C’est à travers cette éducation que nos futures générations deviendront un puissant instrument pour croire en la paix. »
À l’avenir, le TNLA et HWPL entendent poursuivre une coopération substantielle et durable afin de façonner un avenir pacifique pour la nation, notamment à travers un modèle communautaire de paix impliquant parlementaires et chefs tribaux.
