Par la rédaction de MBETI MEDIA
Anicet-Georges Dologuélé, candidat à la présidentielle centrafricaine de décembre prochain, a déposé une plainte le 12 novembre auprès du Comité des droits de l’Homme de l’ONU. Cette démarche fait suite à une décision judiciaire le déclarant inéligible en raison de l’acquisition de la nationalité française en 1994, malgré sa renonciation récente à cette nationalité pour se conformer à la Constitution.
La controverse a éclaté lorsque, dans un jugement récent, un tribunal de Bangui a statué que Dologuélé n’était plus citoyen centrafricain en raison de sa nationalité française, acquise en 1994. Cette décision a des implications majeures pour sa candidature, car la Constitution centrafricaine, révisée en 2023, interdit aux personnes ayant la double nationalité de se présenter à la présidence.
En réponse à cette situation, Dologuélé a renoncé à sa nationalité française en août dernier, espérant ainsi se conformer aux exigences légales et pouvoir concourir. Toutefois, la décision du tribunal a suscité des inquiétudes quant à la protection des droits des citoyens et à la possibilité d’une exclusion injuste de la vie politique pour des raisons de nationalité.
Les observateurs politiques s’interrogent sur l’impact de cette affaire sur le climat électoral en Centrafrique. La liste des candidats à la présidentielle doit être publiée au plus tard le 16 novembre, et la situation de Dologuélé pourrait influencer les dynamiques de l’élection, déjà marquée par des tensions et des incertitudes.
Cette plainte auprès de l’ONU pourrait également attirer l’attention internationale sur la situation des droits de l’homme en République Centrafricaine, un pays qui a connu des conflits armés et des crises politiques récurrentes. Dologuélé espère ainsi faire valoir ses droits et ceux de nombreux Centrafricains confrontés à des défis similaires.
