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Par la rédaction de MBETI MEDIA

La présidentielle en Centrafrique, prévue pour décembre 2025, attire l’attention des électeurs et des analystes. Parmi les sept candidats validés par le Conseil constitutionnel le 14 novembre à Bangui, trois figures se distinguent : Faustin Archange Touadéra, Anicet-Georges Dologuélé et Henri Mari Dondra. Chacun d’eux possède des atouts et des défis qui pourraient influencer l’issue de cette élection cruciale.

Faustin Archange Touadéra, l’actuel président de la Centrafrique, brigue un troisième mandat. Son bilan présente à la fois des succès notables et des critiques significatives. D’une part, il a réussi à stabiliser la plupart des régions du pays et à attirer des investissements, contribuant ainsi à une certaine dynamique économique. D’autre part, des problèmes de sécurité persistent, tandis que des accusations de corruption pèsent sur sa gouvernance.

Sa campagne s’articulera autour de la continuité et de la nécessité de poursuivre les réformes engagées. Cependant, il devra convaincre les électeurs qu’il est capable de surmonter les défis liés à la sécurité et à la gouvernance. Dans un contexte où des voix s’élèvent contre son administration, sa position pourrait s’avérer plus fragile qu’il ne le pense. Pour maintenir son soutien, il devra non seulement défendre ses réalisations, mais aussi proposer des solutions concrètes aux préoccupations des citoyens.

Anicet-Georges Dologuélé, ancien premier ministre et ancien fonctionnaire des institutions bancaires régionales, représente une alternative séduisante pour les électeurs centrafricains. Perçu comme un technocrate capable de relancer l’économie, il construit sa campagne autour de promesses de réformes économiques et d’une lutte déterminée contre la corruption.

Cependant, il doit faire face à des critiques concernant son éloignement des réalités quotidiennes des centrafricains. Pour surmonter ce défi, sa capacité à établir un lien authentique avec la population sera cruciale. S’il réussit à mobiliser les jeunes électeurs et à répondre aux attentes populaires, Anicet-Georges Dologuélé pourrait s’imposer comme un sérieux concurrent dans la course électorale.

Sa réussite dépendra donc de sa capacité à démontrer qu’il comprend les enjeux locaux et qu’il est prêt à agir pour le bien-être de tous les citoyens.

Henri Mari Dondra, ancien ministre des Finances et ancien Premier ministre, est un candidat à surveiller de près. Fort de son expérience en gestion des finances publiques, il se positionne comme un expert capable de redresser l’économie. Sa campagne met l’accent sur la transparence et la rigueur budgétaire, des valeurs qui pourraient séduire les électeurs en quête de changement.

Cependant, son passé politique pourrait jouer contre lui. Certains électeurs le perçoivent comme un représentant du système en place, ce qui pourrait nuire à son image. Sa démission de son poste de Premier ministre en janvier 2022, survenue dans un contexte de crise politique, économique et géostratégique marqué par une montée de la rivalité Est-Ouest, est perçue par certains comme un moment de rupture avec le système dont il est accusé d’être un émanation.

De plus, l’arrestation de ses frères a sans doute fragilisé sa position, même si cela pourrait également renforcer son image en tant que victime du système. Pour gagner des voix, Henri Mari Dondra devra prouver qu’il incarne un changement réel et non une simple continuité du statu quo. Sa capacité à convaincre les électeurs de sa volonté de réforme sera cruciale pour sa campagne.

Au regard des dynamiques actuelles, il est difficile de prédire un vainqueur clair pour l’élection à venir. Cependant, en considérant les forces en présence, Anicet-Georges Dologuélé pourrait bénéficier d’un léger avantage. Sa capacité à séduire les électeurs en quête de changement, combinée à une stratégie ciblée sur les jeunes, pourrait lui permettre de surpasser Faustin Archange Touadéra, dont le bilan mitigé pourrait influencer les choix des électeurs.

Henri Mari Dondra, bien qu’expérimenté, pourrait rencontrer des difficultés pour s’imposer face à ces deux poids lourds. Les prochaines semaines seront donc décisives pour observer comment ces candidats ajusteront leurs messages et mobiliseront leurs bases en vue du scrutin. La manière dont ils répondront aux préoccupations des électeurs et mettront en avant leurs propositions sera cruciale pour déterminer le résultat de cette élection.

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