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Par: Joel Marcus Zombeti

Le dernier rapport de la Commission Mouvement de Population (CMP) révèle qu’au 31 octobre 2025, la République centrafricaine compte 430 935 personnes déplacées internes, marquant une diminution par rapport au mois précédent. Cette situation complexe est le résultat de divers facteurs, notamment des mises à jour de données et des améliorations de sécurité, mais soulève également des préoccupations quant à l’accès aux zones touchées et à la gestion des ressources.

Le dernier rapport de la Commission Mouvement de Population (CMP) révèle une situation préoccupante concernant les personnes déplacées internes (PDI) en République centrafricaine au 31 octobre 2025. Le nombre total de PDI s’élève à 430 935 individus, dont 60 185 se trouvent dans 78 sites et lieux de regroupement, représentant 14 % du total, tandis que 370 750 vivent en familles d’accueil, soit 86 %. Comparé au mois de septembre 2025, où le nombre de PDI était estimé à 451 762, cette situation marque une diminution de 20 827 PDI, soit une baisse de 5 %. Cette réduction est attribuée à la mise à jour des données effectuée dans presque toutes les sous-préfectures abritant des PDI en famille d’accueil, réalisée au cours du quatrième cycle de la Matrice de Suivi des Déplacements (DTM).

En ce qui concerne les nouveaux déplacements, un total de 77 392 personnes a été enregistré, avec une répartition variée par préfecture. Bangui, la capitale, enregistre le plus grand nombre de nouveaux déplacés avec 35 724 individus, suivie par Ouham-Fafa avec 13 754 et Nana-Mambéré avec 5 167. D’autres préfectures comme Haut-Mbomou, Ouham, et Ombella M’Poko affichent également des chiffres significatifs. Il est important de noter qu’aucun incident majeur n’a été signalé par les acteurs sur le terrain, ce qui pourrait indiquer une stabilité relative dans certaines zones.

Parallèlement, 97 450 PDI ont quitté les sites et les familles d’accueil pour retourner dans leurs localités d’origine. Les préfectures de Bangui et Ouham-Fafa enregistrent les plus grands nombres de retours avec respectivement 32 130 et 22 620 personnes. Les retours volontaires sont encouragés par l’amélioration de la sécurité dans les zones d’origine ainsi que par de meilleures conditions de vie sur les sites d’hébergement des déplacés.

Cependant, la méthodologie utilisée pour collecter ces données présente certaines limites. Les difficultés d’accès à certaines zones de déplacement, combinées à un manque de financement, entravent la disponibilité des informations sur le mouvement des populations en RCA. Les actualisations des PDI en familles d’accueil sont réalisées au sein des cycles de la Matrice de Suivi des Déplacements (DTM), mais ces défis soulignent la nécessité d’une amélioration des ressources et des infrastructures pour mieux suivre la situation des populations déplacées.

En somme, bien que des progrès aient été réalisés dans la gestion des déplacements de population en RCA, la situation demeure fragile et nécessite une attention continue pour garantir la sécurité et le bien-être des personnes touchées.

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