Par: Murielle Gotoas
Le ministère de l’Élevage et de la Santé animale a lancé le 13 janvier une vaste campagne de vaccination gratuite contre la rage, destinée aux animaux domestiques et de compagnie. Pendant deux semaines, les propriétaires sont invités à faire immuniser leurs chiens, chats et singes afin de lutter contre une maladie qui demeure mortelle et encore trop répandue.
Le ministère de l’Élevage et de la Santé animale vient de s’engager dans une action de santé publique d’envergure, en appelant l’ensemble des propriétaires d’animaux domestiques et de compagnie à faire vacciner gratuitement leurs bêtes contre la rage. Cette campagne, déployée sur tout le territoire pour une durée de deux semaines à compter du 13 janvier, vise à endiguer la propagation d’une maladie virale qui continue de représenter une menace sérieuse pour la population.
La rage, souvent perçue comme un fléau lointain, demeure pourtant une réalité dramatique dans de nombreuses régions du monde. Selon Patrick Ningata Ndjita, directeur de cabinet au ministère, elle cause encore environ 60 000 décès chaque année, principalement à la suite de morsures de chiens. Face à un tel constat, l’initiative gouvernementale apparaît comme une mesure urgente et nécessaire pour renforcer la protection sanitaire.
Les équipes vétérinaires mobilisées dans le cadre de cette opération s’emploient à vacciner les chiens, mais également les chats et les singes, tous susceptibles de transmettre le virus en cas de contamination. Par cette approche globale, les autorités entendent réduire les risques de transmission, protéger les familles et encourager une responsabilisation accrue des propriétaires d’animaux.
Cette campagne constitue également un rappel de l’importance de la prévention dans la lutte contre les maladies à forte létalité. En rendant la vaccination accessible gratuitement, le ministère souhaite lever tous les obstacles potentiels et inciter une participation massive de la population. La mobilisation citoyenne sera déterminante pour atteindre l’objectif escompté : réduire significativement l’incidence de la rage et garantir un environnement plus sûr pour tous.
Soucieuses d’affirmer leur engagement en matière de santé publique, les autorités centrafricaine exhortent ainsi chacun à répondre à cet appel. Faire vacciner son animal ne relève pas seulement d’un acte de protection individuelle, mais participe à un effort collectif essentiel à la sécurité sanitaire nationale.
