Par la redaction de MBETI MEDIA
Dans le cadre d’un rituel désormais bien ancré dans la vie sportive nationale, la Fédération centrafricaine de football a réuni, vendredi 23 janvier, les journalistes sportifs autour d’un déjeuner de presse. Cette rencontre, placée sous le signe de la transparence et du dialogue, a permis de dresser le bilan de l’année écoulée et de dévoiler des perspectives ambitieuses, notamment à travers l’avancée remarquable du centre technique féminin de Liton.
Fidèle à sa tradition de concertation avec les professionnels de l’information, la Fédération centrafricaine de football (FCF) a convié les journalistes sportifs à un moment d’échanges privilégié, empreint de franchise et de pédagogie. Présidée par Célestin Yanindji, le président de la FCF, cette rencontre a offert l’occasion de revenir de manière approfondie sur les actions menées en 2025, une année marquée par des défis structurels mais aussi par des progrès notables dans l’organisation et la vision stratégique de l’instance dirigeante du football national.
Dans une atmosphère conviviale, le président de la Fédération a exposé les grandes lignes du bilan annuel, mettant en lumière les efforts consentis pour renforcer la gouvernance, améliorer les compétitions nationales et soutenir les différentes sélections. Il a souligné l’importance du partenariat avec les médias, considérés comme des acteurs essentiels de la promotion du football et de la diffusion d’une information juste et équilibrée auprès du public. Les échanges, nourris par les questions des journalistes, ont permis d’aborder sans détour les attentes du public sportif et les priorités fixées pour l’année 2026.
Au-delà des discussions en salle, la Fédération a souhaité joindre la parole à l’acte en organisant une visite du grand centre technique féminin Faustin Archange Touadera, situé à Liton. Cette initiative a donné aux journalistes l’opportunité de constater de visu l’état d’avancement d’un projet appelé à jouer un rôle majeur dans le développement du football féminin en République centrafricaine. Sur le terrain, les infrastructures presque achevées témoignent d’une volonté affirmée de doter les jeunes joueuses d’un cadre moderne, fonctionnel et conforme aux standards requis pour la formation et la performance.
La visite a été particulièrement marquée par la présentation des matériaux de finition récemment acheminés sur le site. Les journalistes ont ainsi pu observer l’arrivée effective de près de vingt-cinq tonnes de seaux de peinture et de carrelage, soigneusement stockés par la société Semence BTP, chargée d’une partie des travaux. Cette étape concrète, loin d’être anodine, illustre l’entrée du projet dans sa phase finale et dissipe les doutes souvent associés aux chantiers d’envergure.
Aux yeux des observateurs, ce centre technique féminin incarne bien plus qu’un simple ensemble de bâtiments. Il symbolise une orientation stratégique claire en faveur de l’inclusion et de la valorisation du football féminin, longtemps relégué au second plan. En dotant le pays d’une infrastructure dédiée, la Fédération affirme son ambition de structurer durablement la pratique, d’améliorer la détection des talents et de créer un environnement propice à l’épanouissement des jeunes footballeuses.
Cette journée, à la fois informative et démonstrative, aura ainsi renforcé la confiance entre la Fédération et les médias, tout en offrant une image tangible des avancées réalisées. À l’aube de l’année 2026, la Fédération centrafricaine de football semble déterminée à poursuivre sur cette lancée, en conjuguant dialogue, rigueur et investissements structurants, avec l’espoir que ces efforts se traduiront, à terme, par des résultats probants sur les terrains et par un rayonnement accru du football centrafricain, féminin comme masculin.
