Par la rédaction de MBETI MEDIA
Le président de la Transition, le général Assimi Goïta, s’est rendu ce jour auprès de la mère du général de corps d’armée Sadio Camara, ancien ministre de la Défense, tragiquement décédé le 25 avril dernier. Cette visite de compassion intervient après une attaque d’une rare violence qui a coûté la vie au haut responsable militaire, à son épouse et à deux de ses enfants, plongeant une famille entière dans un deuil absolu.
Le Mali continue de panser les plaies ouvertes par les attaques coordonnées et simultanées du 25 avril, qui ont visé plusieurs localités du pays, dont Bamako et Kati. À l’épicentre de ce drame national figure la disparition du général de corps d’armée Sadio Camara, ministre d’État en charge de la Défense et des Anciens Combattants, tué lors de l’assaut mené contre sa résidence familiale à Kati. Selon les autorités et de multiples sources concordantes, l’attaque, attribuée au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), a été menée à l’aide d’un véhicule piégé, provoquant une explosion d’une extrême violence et l’effondrement partiel du domicile du ministre.
Au-delà de la portée politique et sécuritaire de cet événement, c’est une tragédie humaine d’une ampleur déchirante qui se dessine. En l’espace d’une seule journée, la mère du général Camara a perdu son fils, sa belle-fille et deux de ses petits-enfants. Une épreuve indicible, qui symbolise la brutalité aveugle d’un conflit frappant indistinctement les sphères publique et privée. C’est pour témoigner de la solidarité de la nation et partager cette douleur intime que le président Assimi Goïta s’est déplacé personnellement auprès de cette femme meurtrtrie par le destin.
Selon la communication de la Présidence malienne, le chef de l’État a exprimé ses condoléances les plus attristées et réaffirmé l’engagement des autorités à poursuivre le combat engagé par le défunt pour la défense et la sécurisation du territoire national. Il a salué la mémoire d’un officier décrit comme un pilier de l’appareil militaire, rappelant son rôle central dans la conduite des réformes de l’armée et dans la lutte contre les groupes armés. Pour le pouvoir de transition, la mort du général Camara constitue non seulement une perte stratégique majeure, mais aussi un symbole du sacrifice consenti par ceux qui se trouvent en première ligne.
La disparition du ministre de la Défense a provoqué une onde de choc au sein de la population malienne et de la classe dirigeante. En reconnaissance de son parcours et de son engagement, les autorités ont annoncé l’organisation de funérailles nationales, tandis qu’un deuil national de deux jours a été décrété sur l’ensemble du territoire. Les drapeaux ont été mis en berne sur les bâtiments publics, dans un climat de recueillement marqué par une profonde inquiétude face à la dégradation persistante de la situation sécuritaire.
Cette visite du président Goïta, empreinte de solennité et d’émotion, dépasse le simple geste protocolaire. Elle rappelle que derrière les titres et les fonctions se trouvent des familles et des vies brisées. En se tenant aux côtés d’une mère qui a tout perdu, le chef de l’État a voulu incarner la compassion de la nation malienne, tout en réaffirmant la détermination des autorités à faire face, sans relâche, à la violence qui continue d’endeuiller le pays.
