Après plusieurs mois d’incertitude, le gouvernement centrafricain a posé, ce mardi 2 septembre 2025 à Bangui, les bases d’un dialogue politique avec l’opposition réunie au sein du Bloc républicain pour la défense de la Constitution de 2016 (BRDC).
Le processus a été lancé par le Premier ministre, chef du gouvernement, Félix Moloua.
À l’issue de cette première rencontre à la Primature, une photo de famille a été prise. On y distingue plusieurs grandes figures de l’opposition, telles que Me Nicolas Tiangaye, Martin Ziguélé et Me Boli-Ngoumba. Le grand absent reste Annicet Georges Dologuélé, membre du BRDC, qui a récemment renoncé à sa nationalité française, fin août 2025, afin de se conformer, selon plusieurs analystes, à la Constitution de 2023. Celle-ci exige que les candidats à la magistrature suprême soient exclusivement de nationalité centrafricaine.
Pour l’instant, les points qui figureront à l’ordre du jour de ce dialogue n’ont pas encore été arrêtés. Toutefois, la réforme de l’Autorité nationale des élections (ANE) a déjà été évoquée à plusieurs reprises par l’opposition. La principale difficulté sera d’aboutir à un consensus, d’autant plus que le calendrier électoral a déjà été officiellement annoncé.
En attendant, le lancement de ce dialogue est perçu comme un signe encourageant pour prévenir d’éventuelles crises électorales. Il pourrait contribuer à apaiser la peur grandissante de nombreux Centrafricains, inquiets de voir se répéter un cycle de violences à chaque échéance électorale.
