Par la rédaction de Mbéti Média
La lettre du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution du 30 Mars 2016 (BRDC) au Président de la Commission de l’Union Africaine, Monsieur Mahamoud Ali Youssouf, exprime des inquiétudes sur la situation politique en République centrafricaine. Signée par Crepin Mboligoumba, elle souligne les atteintes aux principes démocratiques et aux droits politiques dans un contexte électoral difficile.
La République centrafricaine se trouve à un tournant crucial avec l’amorce d’un processus électoral prévu pour le 28 décembre 2025. Cependant, le BRDC souligne l’absence de consensus au sein de la classe politique sur les règles régissant ce processus. La lettre dénonce également les modifications apportées au Code électoral, qui sont en contradiction avec la Constitution adoptée le 30 août 2023, un texte considéré comme illégal par l’opposition.
Le BRDC attire l’attention sur les articles 10 et 67 de la nouvelle Constitution, qui introduisent des critères d’éligibilité discriminatoires. Ces dispositions stipulent que seuls les centrafricains d’origine, issus de parents centrafricains, peuvent accéder aux fonctions électives. Cette restriction, selon le BRDC, pourrait exclure des acteurs politiques majeurs, y compris le Président en exercice, Faustin-Archange Touadéra.
Face à cette situation, le BRDC appelle à un dialogue politique sincère, en rappelant les engagements pris lors de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA) de 2019. Cet accord stipule que la Constitution de mars 2016 doit servir de cadre juridique pour le processus électoral. Le BRDC exhorte l’Union Africaine à jouer un rôle actif dans la médiation de ce dialogue, afin de garantir la neutralité et le respect des résolutions qui en découleront.
La lettre du BRDC à l’Union Africaine met en exergue des enjeux cruciaux pour la démocratie en République centrafricaine. L’intervention de l’Union Africaine est désormais essentielle pour éviter une aggravation de la crise et pour instaurer un climat de confiance propice à la réconciliation nationale. Il est impératif que toutes les parties prenantes s’engagent dans un processus de dialogue constructif pour restaurer la démocratie et garantir les droits politiques de tous les citoyens centrafricains.
