Par la rédaction de Mbéti Média
Le Parti Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA) a été exclu de manière définitive du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC). Cette décision, annoncée publiquement ce jour, mercredi 8 octobre 2025, par le Coordonnateur et Président en Exercice du BRDC, Me Crépin Mboli-Goumba, fait suite à la plénière ordinaire qui s’est tenue le mardi 7 octobre de cette même année.
L’exclusion de l’URCA du BRDC marque un tournant significatif dans le paysage politique centrafricain. Ce bloc, qui regroupe plusieurs partis politiques, a pour objectif de promouvoir la démocratie et le changement dans le pays. L’URCA, qui a joué un rôle actif dans les discussions politiques et les initiatives de réforme, voit ainsi son influence réduite au sein de cette coalition.
Les raisons de cette exclusion n’ont pas été spécifiquement détaillées dans l’annonce, mais des sources proches du BRDC évoquent des divergences de vision et de stratégie entre l’URCA et les autres membres du bloc. Ces tensions ont conduit à un climat de méfiance, rendant difficile la poursuite d’une collaboration constructive. L’URCA, qui a toujours défendu des positions fermes sur des questions essentielles telles que la gouvernance, la justice sociale et la représentation des femmes, se retrouve désormais isolé dans un contexte politique déjà fragile.
Cette décision suscite des réactions variées au sein de la classe politique et de la société civile. Certains analystes y voient une opportunité pour l’URCA de redéfinir sa stratégie et de renforcer sa base militante, tandis que d’autres craignent que cette exclusion ne complique davantage le dialogue entre les différentes forces politiques du pays. La fragmentation des partis politiques pourrait également avoir des conséquences sur la mobilisation des électeurs et sur les futures élections.
Alors que la République centrafricaine se prépare pour des élections cruciales, l’exclusion de l’URCA du BRDC soulève des questions sur l’avenir de la coopération politique et sur la capacité des partis à s’unir autour d’objectifs communs. Les observateurs politiques suivront de près les développements qui découleront de cette décision et les répercussions qu’elle aura sur le paysage politique centrafricain dans les mois à venir.
