Par la rédaction de Mbéti Média
Selon le rapport de la Commission de mouvement de la population pour le mois d’août 2025, la République centrafricaine se trouve confrontée à une situation complexe en matière de déplacements internes. Au 31 août 2025, le pays compte un total de 442 320 personnes déplacées internes (PDI), dont 67 664, soit 15 %, sont regroupées dans 78 sites et lieux de rassemblement. Les 374 656 individus restants, représentant 85 %, ont trouvé refuge au sein de familles d’accueil.
Ce rapport met en lumière une diminution notable du nombre total de Personnes déplacées internes (PDI), avec une baisse de 3 216 personnes, soit 0,7 % par rapport à juillet 2025, où le nombre était estimé à 445 536. Cette réduction s’explique principalement par une mise à jour des données dans la sous-préfecture de Bozoum, située dans la région de l’Ouham-Pendé. Les sites de regroupement, qui avaient initialement été créés pour accueillir les déplacés, ne sont plus actifs, car de nombreuses familles ont commencé à retourner dans leurs zones d’origine le long de l’axe Bozoum–Bocaranga.
Les informations fournies par la Commission de mouvement de la population sont corroborées par les évaluations menées sur le terrain par l’équipe de COOPI. Ces constatations soulignent l’importance de suivre de près la situation des déplacés internes, en tenant compte des défis humanitaires persistants et des besoins d’assistance. Le retour des familles dans leurs localités d’origine, bien qu’encourageant, doit être accompagné d’un soutien adéquat pour garantir des conditions de vie dignes et sécurisées.
Le rapport d’août 2025 offre un aperçu précieux de la dynamique des déplacements internes en République centrafricaine, mettant en évidence à la fois des signes de progrès et la nécessité d’une vigilance continue pour répondre aux besoins des populations vulnérables.
