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Par la rédaction de MBETI MEDIA

Après les événements récents de Bambouti, une nouvelle vague de violence a frappé l’Est de la République centrafricaine. Très tôt dans la matinée du 2 janvier, des hommes armés encore non identifiés ont lancé une attaque meurtrière contre la sous‑préfecture de Zémio, plongeant la ville dans un chaos total. Des décès ont été signalés, et la panique généralisée a rapidement gagné l’ensemble de la population.

Face à la brutalité de l’assaut, des habitants terrorisés ont fui précipitamment leurs maisons. Certains se sont réfugiés dans les sites de déplacés les plus proches, tandis que d’autres ont trouvé protection au sein de la base locale des Nations Unies, espérant y échapper à cette irruption de violence. L’atmosphère dans la ville est devenue irrespirable : les rues se sont vidées, les commerces ont fermé leurs portes, et les familles se dispersent dans une fuite désespérée vers des lieux jugés plus sûrs.

Selon les déclarations du colonel Léonard Mbele, préfet du Haut‑Mbomou, les assaillants ne comptent pas s’arrêter à Zémio. Leur objectif serait de s’emparer également des villes de Mboki et d’Obo, afin de placer toute la sous‑préfecture sous leur contrôle. Une perspective alarmante qui laisse entrevoir un engrenage de violence encore plus vaste. Cette menace directe sur plusieurs localités stratégiques fait craindre un effondrement total de la sécurité dans la région.

L’attaque de Zémio, survenue à peine un jour après la reprise de Bambouti dans des conditions déjà explosives, laisse présager une montée en puissance inquiétante d’acteurs armés aux intentions obscures. Dans ce climat d’incertitude et d’insécurité profonde, la population se retrouve une fois de plus prise au piège d’une guerre fragmentée dont elle paie constamment le prix le plus lourd.

À l’heure où le Haut‑Mbomou vacille sous les coups répétés de groupes armés introuvables et insaisissables, une question brûlante demeure : qui contrôle réellement la région, et jusqu’où ces attaques s’étendront‑elles ? Ce 2 janvier restera marqué comme un jour noir dans l’histoire de Zémio, et les heures qui suivent seront décisives pour connaître l’ampleur réelle de cette nouvelle menace qui plane sur l’Est centrafricain.

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