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Par: Rufine Veroncia Hondet

Dans un contexte sociopolitique complexe, Jean-Charles Mengui, candidat à la députation à Mongoumba, partage sa vision et son engagement envers le développement de la Centrafrique. À travers cet entretien, il met en lumière les défis auxquels le pays est confronté et son désir de contribuer à un avenir meilleur pour tous les Centrafricains.

Mbeti Media : Bonjour Monsieur Jean-Charles Mengui, c’est un plaisir de vous accueillir aujourd’hui.

Jean-Charles Mengui : Merci de m’accueillir. C’est toujours un honneur d’échanger sur les dynamiques sociopolitiques de notre pays. Avant d’aborder les questions essentielles, je souhaite préciser que mon intention n’est pas de juger, mais d’éclairer certains aspects qui, depuis longtemps, influencent le parcours de la Centrafrique et nous exposent à de nombreuses difficultés.

L’un des principaux obstacles réside dans le manque de vision lors des nominations des femmes et des hommes qui incarnent les aspirations nationales. Ces choix sont cruciaux, car ils déterminent la trajectoire du pays. Lorsqu’ils ne reposent pas sur une vision claire, des critères rigoureux ou une compréhension approfondie des enjeux, la nation avance sur un terrain instable. Un développement durable ne peut se fonder sur l’improvisation.

Mbeti Media : Vous évoquez également la méconnaissance des progrès réalisés. Pouvez-vous développer ?

Jean-Charles Mengui : En regardant en arrière, on constate que des changements significatifs ont eu lieu sous la gouvernance du président Faustin-Archange Touadéra. Pourtant, une grande partie de nos compatriotes l’ignore. Cela s’explique par le fait que ceux chargés de mettre en valeur ces avancées manquent parfois de stratégies ou d’outils pour donner de la visibilité à ces progrès, qu’ils soient modestes ou majeurs. Cela crée un fossé entre les actions menées et la perception publique.

Mbeti Media : Vous êtes engagé depuis longtemps dans le social et le politique. Quelles leçons tirez-vous de cette expérience ?

Jean-Charles Mengui : Mon expérience m’a révélé la profondeur des attentes et la force des centrafricains. Avec une équipe dédiée, nous avons soutenu nos communautés sans toujours attendre l’intervention des institutions. Nous croyons fermement que chacun a une part de responsabilité dans la construction nationale. L’avenir se construit aussi par l’initiative citoyenne, la solidarité et l’action locale. Nous avons toujours agi avec conviction, souvent sans soutien institutionnel, car chaque citoyen a un rôle à jouer dans le développement de notre pays.

Mbeti Media : Quelles actions concrètes avez-vous menées dans la région de Mongoumba ?

Jean-Charles Mengui : Depuis 2020, nous avons réalisé plusieurs initiatives, notamment la réhabilitation de presque tous les forages, le soutien aux communautés locales, y compris les populations Aka, l’appui aux églises, écoles, maîtres-parents et structures de santé, et la relance des activités culturelles et sportives pour la jeunesse. Nous n’avons jamais limité notre action aux discours. Nous avons agi et nous continuerons à le faire. Le gouvernement ne peut pas accomplir toutes les tâches. Il est essentiel que nous participions tous au développement de notre pays.

Mbeti Media : Vous êtes critique envers les approches opportunistes, surtout en période électorale.

Jean-Charles Mengui : Absolument. Ce modèle n’apporte rien. Les promesses qui surgissent uniquement en période électorale ne créent pas de progrès ; elles engendrent des attentes et, parfois, des déceptions. Nos concitoyens ont des besoins immédiats et constants. Agir demain n’est plus une option ; il faut répondre dès aujourd’hui. Chaque jour perdu est un frein au développement inclusif et durable que nous recherchons.

Mbeti Media : Quelle est votre définition d’un leadership authentique ?

Jean-Charles Mengui : Un leader ne se contente pas de discours ou d’apparitions ponctuelles. Il est présent, chaque jour, tant dans la proximité que dans l’éloignement. Le leadership, c’est écouter, comprendre et accompagner, pas seulement promettre. C’est une constance, une capacité à inspirer et à mobiliser, même sans caméra ni projecteur. La loyauté envers le peuple se mesure dans la durée.

Mbeti Media : Qu’est-ce qui motive votre engagement personnel ?

Jean-Charles Mengui : Mon engagement est un devoir naturel, pas une obligation. Servir ma région et mon pays est une conviction profonde. Je suis persuadé que si chacun adopte cet état d’esprit de service, nous pourrons construire une Centrafrique résiliente, forte et prospère.

Mbeti Media : L’engagement politique est parfois perçu comme motivé par l’intérêt personnel. Que répondez-vous ?

Jean-Charles Mengui : C’est une perception compréhensible, car certains comportements ont déformé l’image de la politique. Cependant, il ne faut pas généraliser. La politique, dans son essence, est le service de l’intérêt général. Pour ceux qui partagent cette vision, dont je fais partie, l’engagement politique n’a jamais été une course aux privilèges, mais un acte de responsabilité et de dévouement envers la nation.

Mbeti Media : Quel message souhaitez-vous adresser à vos compatriotes ?

Jean-Charles Mengui : J’invite chacun à entrer dans une dynamique de dialogue et d’ouverture. L’objectif n’est pas de juger, mais de réfléchir ensemble, avec sérénité et respect. Nous devons mettre de côté nos divisions et commencer à construire ensemble. Si nous privilégions l’unité et la responsabilité collective, nous avons tout pour bâtir une Centrafrique stable, forte et prospère.

En conclusion, Jean-Charles Mengui souligne l’importance de la réflexion collective : “Je ne cherche pas à juger, mais à encourager la réflexion collective. C’est dans la cohésion et le respect que nous bâtirons une Centrafrique forte et prospère.”

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