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Par: Mirielle Gotoas

Alertées par la détention, depuis le 28 décembre, de plusieurs agents de l’État à Bambouti par la milice Azandé Anikpigbé — parmi lesquels la sous‑préfète de la localité — les femmes leaders réunies au sein du réseau AWLN lancent un cri d’alarme. Elles dénoncent une situation qu’elles jugent intolérable et appellent à une mobilisation immédiate et coordonnée afin d’obtenir la libération sans délai des personnes retenues.

Le 03 janvier 2025, les femmes leaders de la République centrafricaine, membres du Réseau des Femmes Leaders Africaines (AWLN), ont fait entendre une voix déterminée face à la détention de plusieurs agents de l’État. D’après des informations largement relayées, Mme Koumba Ndiaye, sous‑préfète de Bambouti, ainsi que d’autres cadres ont été retenus en otage depuis le 28 décembre 2025 par des éléments du groupe Azandé Anikpi Gbé. Cette situation, qui suscite une vive émotion, a conduit le réseau à réagir publiquement.

Dans une déclaration diffusée ce samedi sous la coordination de Mme Chantal Touabena, les femmes leaders ont exprimé leur profonde préoccupation et condamné sans ambiguïté ces actes qu’elles estiment contraires aux valeurs de paix et de dialogue auxquelles aspire la nation. Elles rappellent que les agents concernés accomplissaient une mission essentielle au fonctionnement de l’État et que leur sécurité aurait dû être pleinement assurée.

Le réseau AWLN exige la libération immédiate et sans condition de toutes les personnes retenues, estimant que la poursuite de cette situation met en péril les efforts de stabilisation et de cohésion sociale. Les femmes leaders appellent également les autorités centrafricaines, la Minusca, les responsables religieux ainsi que les partenaires internationaux à intervenir de manière active afin de favoriser une résolution rapide et pacifique de cette crise.

S’adressant directement aux auteurs de ces enlèvements, elles les invitent à relâcher sans délai leurs compatriotes, rappelant que la voie du dialogue reste la seule capable de préserver la paix et l’harmonie au sein des communautés. Par cette prise de position, les femmes leaders réaffirment leur engagement à défendre les droits humains, la sécurité des citoyens et la stabilité du pays.

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