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Par: Mirielle Gotoas

Chaque année, le 18 janvier, la République centrafricaine se recueille et se remémore un épisode douloureux de son histoire. Cette date, empreinte de gravité et de souvenir, est consacrée à la mémoire des jeunes tombés lors des événements tragiques de 1979.

En effet, cette journée rend hommage aux élèves et étudiants qui ont perdu la vie sous le régime de l’Empereur Jean‑Bédel Bokassa. Ces jeunes manifestaient alors contre l’obligation du port de l’uniforme scolaire, imposée tandis que leurs parents faisaient face à de lourds arriérés de salaires. La contestation, née d’un profond sentiment d’injustice, fut réprimée avec une extrême violence, entraînant la mort de nombreux manifestants.

Placée cette année sous le thème « La mobilisation de la jeunesse autour des enjeux post‑électoraux », la commémoration s’articule autour d’ateliers et de conférences destinés à sensibiliser la jeunesse — véritable fer de lance de la nation — à la promotion d’une paix durable. Au cours de cette Semaine nationale de la jeunesse, diverses initiatives sont menées pour honorer la mémoire des Martyrs. Les établissements scolaires et universitaires profitent également de cette occasion pour renforcer l’enseignement des valeurs civiques, de l’unité nationale et de l’histoire du pays.

Quarante‑sept ans après les faits, le sacrifice de ces jeunes continue de résonner dans la conscience collective. La Journée des Martyrs demeure un moment solennel de recueillement et de réflexion, invitant chaque citoyen à méditer sur les fondements de la paix et de la dignité humaine. En honorant ces victimes, la République centrafricaine réaffirme son engagement à construire un avenir fondé sur le dialogue, la concorde et le respect sacré de la vie.

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