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Par: Mirielle Gotoas

Sous la présidence d’Alfred Tainga Poloko, le Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE) a inauguré sa première session de l’année 2026, le 2 février a Bangui, lors d’une cérémonie empreinte de solennité et de symbolique institutionnelle. L’événement, marqué par une affluence notable des hautes autorités nationales et internationales, a mis en lumière les ambitions prospectives du CESE et son rôle grandissant dans l’architecture républicaine centrafricaine.

Dans l’enceinte majestueuse de l’hémicycle de l’Assemblée nationale, la cérémonie d’ouverture de la première session ordinaire 2026 du Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE) s’est déroulée sous la direction d’Alfred Tainga Poloko, président de l’institution. La présence de la troisième vice‑présidente de l’Assemblée nationale, des présidents des institutions républicaines, des membres du Gouvernement, de membres du corps diplomatique dont l’Ambassadeur, chef de la délégation de l’Union européenne en République centrafricaine, ainsi que des représentants du Gouvernement de la région du Bas‑Oubangui, de la Ligue centrafricaine des droits de l’Homme, des partis politiques et de la société civile, conférait à l’événement une aura particulière, témoignant de l’importance croissante du CESE dans la vie publique nationale.

L’un des moments marquants de cette cérémonie fut l’installation de neuf nouveaux conseillers appelés à remplacer des membres décédés ou démissionnaires. Ce renouvellement partiel, loin de se limiter à un geste protocolaire, traduisait la volonté de préserver la continuité des travaux de l’institution tout en y insufflant des perspectives nouvelles. Le président Poloko n’a d’ailleurs pas manqué de saluer l’entrée de ces personnalités dont l’expertise, a‑t‑il souligné, contribuera à enrichir les réflexions stratégiques du Conseil.

Dans son allocution très attendue, Alfred Tainga Poloko s’est longuement attardé sur la vocation essentielle du CESE, à savoir son rôle de veille, d’analyse et de projection. Institution consultative par excellence, le CESE est appelé à éclairer les pouvoirs publics à travers des études prospectives touchant aux grands défis nationaux. À cet égard, le président a rappelé trois thématiques majeures sur lesquelles le Conseil s’est déjà penché avec anticipation. La première concerne le nouveau modèle de développement de la République centrafricaine, un chantier d’envergure qui entend penser les dynamiques économiques, sociales et environnementales de manière intégrée et durable. La seconde thématique a porté sur l’avenir du Franc CFA, objet de débats récurrents et d’interrogations profondes quant à la souveraineté monétaire et aux perspectives économiques régionales. Enfin, le Conseil s’est intéressé à l’intelligence artificielle, domaine innovant et en pleine expansion, dont les implications pour l’économie et la gouvernance méritent, selon lui, une réflexion rigoureuse afin d’éviter que le pays ne soit relégué à la marge des avancées technologiques mondiales.

Alfred Tainga Poloko a ensuite présenté les activités inscrites à l’ordre du jour de la session, en rappelant avec gravité l’importance et l’urgence des travaux à mener. Il a insisté sur le devoir des conseillers à faire de cette session un espace d’engagement, de rigueur intellectuelle et de responsabilité citoyenne. À l’heure où la République centrafricaine aspire à consolider ses institutions et à tracer des voies de développement harmonieux, les contributions du CESE doivent, selon lui, être guidées par une vision claire, ambitieuse et profondément ancrée dans les réalités nationales.

La cérémonie, empreinte de respect républicain et de solennité, a ainsi posé les jalons d’une session qui s’annonce dense, stratégique et résolument tournée vers l’avenir. En mettant au cœur de ses travaux la prospective et l’anticipation, le CESE réaffirme sa place comme l’un des piliers consultatifs majeurs de la nation centrafricaine, au service d’un développement équilibré et d’une gouvernance éclairée.

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