Par: Rufine Véroncia Hondet
Dans la nuit du 5 au 6 février, le quartier Kossi, dans la commune de Bégoua, a été le théâtre d’un drame d’une rare violence. Noella Mbokoli, 25 ans, mère de trois enfants, a succombé à des coups de couteau portés par son compagnon, Alain, qui a depuis pris la fuite.
Dans le silence opaque de la nuit, alors que la plupart des habitants de Bégoua étaient plongés dans leur sommeil, un drame a éclaté au cœur du quartier Kossi, laissant une famille endeuillée et une communauté sous le choc. Noella Mbokoli, jeune femme de 25 ans, connue dans son voisinage pour sa douceur et son dévouement envers ses trois enfants, a été mortellement poignardée par celui qui partageait sa vie. Selon les premiers éléments recueillis, c’est à la suite d’une dispute que le tragique passage à l’acte se serait produit, bien que les circonstances exactes demeurent encore floues.
Alertés par les cris déchirants provenant de la maison du couple, certains voisins ont tenté d’intervenir, mais il était déjà trop tard. La jeune mère gisait, grièvement blessée, tandis que l’auteur présumé du crime, nommé Alain, s’était volatilisé dans l’obscurité, échappant ainsi aux tentatives de le maîtriser.
Ce féminicide, qui s’ajoute à la longue liste des violences conjugales perpétrées dans le pays, réveille une fois encore les interrogations sur la protection des femmes et la prévention des conflits intrafamiliaux. Dans un contexte où la parole des victimes reste trop souvent étouffée par la peur, la dépendance économique ou la pression sociale, la mort de Noella apparaît comme un signal tragiquement clair de l’urgence d’agir. Les habitants du quartier, accablés, évoquent une jeune femme réservée, courageuse.
Les autorités locales, informées immédiatement après les faits, ont ouvert une enquête et lancé une recherche active pour retrouver le suspect, qui demeure introuvable à ce jour. Plusieurs témoins ont été auditionnés afin de retracer le parcours de l’homme en fuite et éclairer les circonstances qui ont conduit à cette explosion de violence meurtrière.
En attendant que justice soit faite, ce sont trois enfants qui se retrouvent désormais orphelins de mère, plongés dans une détresse indescriptible. Leur avenir, déjà fragile, se voit brutalement assombri par l’absence irréversible de celle qui veillait sur eux. L’émotion, mêlée à l’indignation, domine à Bégoua, où l’on appelle avec force à un renforcement des dispositifs d’accompagnement des familles en difficulté et à une lutte plus rigoureuse contre les violences basées sur le genre.
La mort de Noella Mbokoli rappelle, avec une cruauté insoutenable, que derrière chaque statistique se cache une vie brisée, une famille meurtrie et une société interpellée. Tant que les auteurs de tels actes continueront de fuir impunément et que les victimes resteront sans protection suffisante.
