Par la redaction de Mbeti Média
Le 1er septembre, les avocats du barreau de Centrafrique se sont réunis à Bangui lors d’une Assemblée générale extraordinaire, au cours de laquelle ils ont décidé de reconduire leur mot d’ordre de grève pour une durée supplémentaire de deux semaines. Cette décision témoigne de leur détermination à faire entendre leurs revendications face à des conditions qu’ils jugent de plus en plus préoccupantes.
Parmi les principales revendications des avocats figurent l’application d’une note circulaire signée par le ministre d’État à la Justice, qui vise à remédier aux entraves que subissent les avocats dans l’exercice de leur profession en Centrafrique. Les avocats demandent également la mise en place d’une ligne verte de secours, afin de garantir un soutien efficace et immédiat en cas de besoin.
Maître Jean Louis Opalegna, bâtonnier de l’ordre des avocats de Centrafrique, a exprimé le ras-le-bol de ses confrères face aux promesses non tenues par les autorités judiciaires. Selon lui, cette situation a engendré un climat de frustration et d’inquiétude parmi les avocats, qui aspirent à un environnement de travail respectueux de leurs droits et de leur dignité professionnelle.
La reconduction de cette grève souligne l’urgence d’un dialogue constructif entre les avocats et les autorités compétentes. Les avocats espèrent que leurs revendications seront prises en compte et que des mesures concrètes seront mises en place pour améliorer les conditions d’exercice de leur profession.
En attendant, les avocats restent mobilisés et déterminés à défendre leurs droits, convaincus que leur lutte est essentielle pour garantir l’intégrité et l’indépendance de la justice en Centrafrique.
