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Par la rédaction de Mbéti Média

Le mercredi 17 septembre, le président tchadien Mahamat Idriss Déby a pris la décision controversée de retirer la nationalité à deux activistes de l’opposition résidant en France, en les accusant de critiques acerbes à l’encontre de son régime et d’entretenir des relations avec des puissances étrangères. Ce décret, publié par le secrétariat général du gouvernement, stipule que Charfadine Galmaye Saleh et N’Guebla Makaïla ne sont plus citoyens tchadiens.

Charfadine Galmaye Saleh, connu pour son blog Tchad One, est une voix influente parmi les internautes tchadiens, dénonçant régulièrement les dérives de la gouvernance de Mahamat Idriss Déby. De son côté, N’Guebla Makaïla, ancien conseiller aux droits humains sous la transition, avait auparavant été un opposant de longue date au régime d’Idriss Déby Itno. Après avoir été intégré brièvement au cercle présidentiel, il a choisi de s’exiler en France, d’où il a continué à critiquer le pouvoir en place.

La réaction de l’opposition ne s’est pas fait attendre. Sur les réseaux sociaux, le blog Tchad One a qualifié cette décision de “ridicule et absurde”, affirmant que Charfadine Galmaye maintenait un moral intact et poursuivrait son combat pour la justice et la démocratie au Tchad.

Cette mesure survient dans un contexte politique particulièrement tendu. Mahamat Idriss Déby, qui a accédé au pouvoir le 20 avril 2021 suite à la mort de son père, Idriss Déby Itno, a été proclamé président de transition par l’armée. Son élection en mai 2024, marquée par un boycott significatif de l’opposition, a suscité des accusations de dérive autoritaire. La déchéance de nationalité s’inscrit ainsi dans une dynamique de tensions croissantes entre le pouvoir et ses opposants, en particulier ceux qui se trouvent en exil et qui sont régulièrement accusés de conspirer avec des forces extérieures.

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