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Par: Hermine Josiane Satema

Après trois jours d’arrêt de travail restés sans réponse, les agents de la mairie de Bimbo ont décidé, ce lundi, de durcir leur mouvement en entamant une grève de huit jours. Réclamant le paiement de onze mois de salaire impayés, ils plongent la commune dans une paralysie totale tandis que les usagers, désemparés, en appellent aux autorités pour une issue rapide et durable.

Depuis près d’un an, les employés municipaux attendent la régularisation de leurs rémunérations. Une situation qu’ils qualifient de « moralement et matériellement insoutenable ». Plusieurs agents rencontrés devant les locaux fermés de la mairie témoignent du désarroi profond dans lequel ils se trouvent.

« Comment peut-on vivre, nourrir une famille ou envoyer les enfants à l’école quand onze mois de salaire ne sont pas payés ? », confie Narcisse Fabienko, le délégué du personnel, visiblement épuisé.

Pour d’autres, cette grève prolongée est devenue un acte de survie :

« Nous ne voulons pas pénaliser la population, mais nous n’avons plus aucune alternative. Nous travaillons sans être rémunérés. Cela ne peut plus durer. »

La fermeture prolongée de la mairie a des répercussions immédiates sur les usagers, qui peinent à effectuer leurs démarches administratives les plus basiques. Certains habitants, rencontrés devant les portails verrouillés, expriment leur frustration et leur inquiétude.

« On comprend la souffrance des agents, mais nous aussi, nous sommes pris au piège. Nous avons besoin de documents urgents qui ne peuvent plus être délivrés. Les autorités doivent agir, et vite », explique Hermine Nzalet, venue chercher un acte essentiel à un dossier médical.

Dans une commune déjà confrontée à diverses fragilités structurelles, ce blocage administratif devient le symbole d’un malaise plus profond touchant de nombreuses collectivités locales. Le manque de ressources, les retards budgétaires et l’absence de mécanismes efficaces de paiement créent une spirale de tensions sociales dont cette grève constitue l’une des manifestations les plus visibles.

Pour l’heure, aucun engagement officiel n’a encore été annoncé par les autorités compétentes, laissant planer l’incertitude sur une possible sortie de crise. Les agents municipaux campent sur leur position : la reprise du travail ne pourra se faire que lorsque leurs onze mois d’arriérés auront été intégralement réglés. Quant aux usagers, ils demeurent suspendus à l’espoir qu’un accord soit trouvé dans les plus brefs délais, afin que la vie administrative de Bimbo puisse retrouver son cours normal.

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