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Par: Samson Mamougbassio

La mort de quinze lycéens depuis le début de l’année 2026, dont cinq pour le seul mois de février, a précipité les élèves du lycée moderne de Boali dans la rue. Inquiets et indignés, ils exigent des autorités des explications transparentes et l’ouverture d’une enquête pour dissiper le climat de peur qui paralyse désormais leur établissement.

Selon les informations relayées par Radio Ndeke Luka, la stupeur a cédé la place à la colère au sein du lycée moderne de Boali, où les élèves ont décidé de manifester afin d’exprimer leur profonde inquiétude. Quinze de leurs camarades ont trouvé la mort depuis janvier, dans des circonstances demeurant obscures, et ces disparitions successives ont plongé toute la communauté scolaire dans une angoisse persistante. Le mois de février, particulièrement meurtrier, a vu cinq nouveaux décès, renforçant l’impression d’un danger imminent et inexpliqué.

Face à cette situation, les lycéens, rassemblés en nombre dans les rues de la ville, ont élevé la voix pour réclamer des réponses claires. Leur démarche, empreinte de gravité, témoigne de la détresse d’une jeunesse confrontée à l’incompréhensible. Ils demandent l’ouverture immédiate d’une enquête indépendante et rigoureuse, convaincus qu’il est urgent d’identifier les causes réelles de ces disparitions afin d’enrayer une spirale tragique. Leur mobilisation reflète non seulement leur quête de vérité, mais aussi leur désir de retrouver au sein de leurs salles de classe un environnement apaisé, où l’apprentissage ne soit plus synonyme de crainte.

Dans l’établissement, la peur s’est installée durablement. Les familles, elles aussi, peinent à dissimuler leur anxiété, tandis que les enseignants s’efforcent de maintenir un semblant de normalité malgré la tension grandissante. L’atmosphère qui règne désormais à Boali constitue un appel silencieux mais pressant aux autorités, sommées de restaurer la confiance et de garantir la sécurité des élèves.

Il appartient à présent aux responsables publics de réagir avec célérité et discernement. La transparence, la communication et des mesures concrètes d’investigation apparaissent nécessaires pour apaiser les esprits et éviter que ne se creuse davantage le fossé entre la jeunesse et les institutions. Pour les élèves de Boali, la vérité n’est pas seulement une exigence morale : elle représente la condition indispensable à la sérénité retrouvée et au droit fondamental d’étudier sans peur.

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