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Par la rédaction de MBETI MEDIA

Le Tribunal arbitral du sport a tranché récemment en faveur de l’ancien sélectionneur des Fauves, Raoul Savoy, ordonnant à la Fédération centrafricaine de football de lui verser près de 300 000 euros pour salaires impayés.

Le verdict rendu par le Tribunal arbitral du sport constitue un revers majeur pour la Fédération centrafricaine de football. Saisie par Raoul Savoy après son éviction de la tête de l’équipe nationale en novembre 2024, l’institution basée à Lausanne a estimé que les droits contractuels du technicien suisse n’avaient pas été respectés et que la fédération lui devait effectivement plusieurs mois d’arriérés de salaire. Le montant, avoisinant les 300 000 euros, représente une somme considérable pour une structure sportive dont les moyens financiers demeurent extrêmement limités.

Nommé sélectionneur en 2021, Raoul Savoy avait nourri l’ambition de stabiliser une équipe nationale souvent marquée par l’instabilité technique et institutionnelle. Toutefois, au fil des mois, les tensions avec les autorités sportives s’étaient accumulées, nourrissant un climat de défiance qui avait finalement conduit à son éviction. Estimant que ses engagements contractuels avaient été bafoués, il avait choisi de porter l’affaire devant la justice sportive internationale, convaincu qu’il ne pouvait rester sans recours face à ce qu’il considérait comme une rupture unilatérale et injustifiée de son contrat.

Le poids financier de la décision, particulièrement lourd dans le contexte centrafricain, risque de peser durablement sur le fonctionnement d’une fédération déjà fragilisée par des ressources insuffisantes et par des tensions internes récurrentes. Pour Raoul Savoy, cette affaire marque la fin d’un épisode tumultueux. Après avoir quitté Bangui dans un climat tendu, il a rapidement retrouvé un banc, celui de la sélection tchadienne, où il poursuit désormais sa carrière.

Cette décision du TAS, en rappelant l’exigence de rigueur et de transparence dans la gestion du sport, pourrait constituer une opportunité pour une réforme en profondeur. Encore faudra-t-il que les responsables nationaux saisissent ce moment pour reconstruire un cadre institutionnel capable de soutenir durablement le développement du football centrafricain.

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