0 3 minutes 1 semaine
Partagez

Par la rédaction de MBETI MEDIA

L’ancien Premier ministre et figure majeure de l’opposition centrafricaine, Anicet-Georges Dologuélé, a été empêché de quitter le territoire national ce 5 mai 2026. Interpellé à l’aéroport international Bangui M’Poko alors qu’il se rendait à Addis-Abeba, son passeport diplomatique a été confisqué dans des circonstances dénoncées par son entourage comme dépourvues de base judiciaire.

Anicet-Georges Dologuélé, président du parti d’opposition Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA), a été interpellé dans la matinée du 5 mai 2026 par la police centrafricaine des frontières à l’aéroport international Bangui M’Poko. Alors qu’il s’apprêtait à embarquer pour Addis-Abeba, en Éthiopie, l’ancien Premier ministre s’est vu opposer une interdiction de sortie du territoire, assortie de la confiscation de son passeport diplomatique.

Selon son conseiller juridique, Euphrem Masseo, cette procédure aurait été exécutée sans qu’aucune décision judiciaire ne lui soit présentée, soulevant des interrogations quant à sa légalité et à son fondement administratif. À ce stade, aucune communication officielle des autorités compétentes n’est venue préciser les motifs de cette mesure, renforçant ainsi le climat d’incertitude autour de cette affaire.

Cette interpellation intervient dans un contexte politique sensible, marqué par les suites de l’élection présidentielle de décembre dernier, à l’issue de laquelle Anicet-Georges Dologuélé s’était classé en deuxième position avec 13 % des suffrages, loin derrière le président Faustin-Archange Touadéra, réélu avec 77,90 % des voix. L’opposant avait alors contesté les résultats, dénonçant une « fraude massive ».

Face à cette situation, l’URCA a annoncé la tenue d’une conférence de presse ce mercredi 6 mai 2026 à 11 heures, au siège du parti. Cette prise de parole devrait permettre à Anicet-Georges Dologuélé et à ses proches de s’exprimer officiellement sur les circonstances de son interpellation et sur les implications politiques de cette décision.

Dans l’attente d’éclaircissements de la part des autorités, cet épisode ravive les tensions sur la scène politique nationale et soulève des préoccupations quant au respect des libertés fondamentales et des garanties juridiques. Il pourrait également marquer un tournant dans les rapports entre le pouvoir en place et l’opposition, dans un contexte où la consolidation de l’État de droit demeure un enjeu central pour la stabilité de la République centrafricaine.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *