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Par la rédaction de MBETI MEDIA

La République centrafricaine est une nouvelle fois plongée dans la consternation après la confirmation de la mort d’Edmé Zanwelé, coordonnateur du 4ᵉ Recensement général de la population et de l’habitation (RGPH‑4) dans la région du Haut-Mbomou. Pris en otage à Bambouti le 28 décembre, le jour du vote, par les éléments de la milice Azandé Ani Kpi Gbé, aux côtés de la sous-préfète de Bambouti et d’autres personnes, il aurait perdu la vie dans des circonstances tragiques alors qu’il tentait de s’échapper.

Selon des sources concordantes, Edmé Zanwelé aurait cherché à fuir le lieu où les otages étaient retenus, malgré une connaissance limitée du terrain. Rattrapé par les ravisseurs après sa tentative, il aurait été exécuté avant que son corps ne soit abandonné dans un cours d’eau où il a été retrouvé par la suite. À ce stade, aucune information fiable ne permet de confirmer si sa dépouille a été rapatriée à Bangui, tant l’accès à des communications sûres demeure difficile dans cette partie du pays.

Les informations concernant les autres otages sont tout aussi limitées, en raison notamment de l’absence quasi totale de réseau téléphonique à Bambouti. Toutefois, certaines sources à Bangui indiquent que la Minusca ainsi que les autorités centrafricaines poursuivent des négociations en vue d’obtenir la libération des personnes toujours détenues. Parmi elles figure la sous‑préfète de la localité, dont le sort reste, comme celui des autres captifs, entouré d’incertitudes.

Cet événement tragique met une nouvelle fois en lumière la fragilité sécuritaire du Haut‑Mbomou et les dangers auxquels sont exposés les agents de l’administration et les acteurs humanitaires déployés dans cette zone isolée. La mort d’Edmé Zanwelé représente une immense perte pour sa famille, ses collègues et pour l’ensemble des équipes mobilisées sur le recensement national, un chantier d’envergure essentiel pour la planification du développement dans le pays.

En ces moments douloureux, toutes les pensées vont aux victimes de cette prise d’otages et à leurs proches, plongés dans l’attente et l’angoisse. Les efforts en cours pour obtenir la libération des captifs encore entre les mains de la milice demeurent un impératif humanitaire et sécuritaire majeur.

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